Yvan Rousseau (à gauche) a repris la société créé par son père. Arrivé au Maroc en 1963 comme ingénieur agronome, Michel Rousseau a ensuite bifurqué vers les métiers du bâtiment. Un souffle d'air frais venu du Finistère contribue à rendre le shopping plus agréable au « Mega Mall ». Sur le toit du bâtiment, on aperçoit quatre gros appareils de climatisation portant le logo d'ETT, la société de Ploudalmézeau. Encore plus fort, la société qui a réalisé l'installation est dirigée par des Finistériens installés de longue date au Maroc.
Commençons par le père, Michel Rousseau, 72 ans. Né à Tréflez, c'est l'un des descendants de Louis Rousseau, le fondateur du site de Keremma. Il est ingénieur agronome quand il prend la direction du Maroc.
Cargo de pommes de terre
Son départ de Brest pour le Maroc, Michel Rousseau s'en souvient comme si c'était hier. « C'était en décembre 1963. J'ai embarqué avec ma femme et notre 2CV sur un cargo danois, le Vinland Saga, qui transportait des semences de pommes de terre. Il nous a fallu cinq jours dans la tempête pour atteindre Casablanca. »
Après un passage au ministère de l'Agriculture, Michel Rousseau bifurque assez rapidement vers le secteur du bâtiment à la suite d'une rencontre avec un entrepreneur marocain, Bachir El Mouhendis. « J'ai travaillé avec lui pendant 23 ans. Il avait le flair des affaires et le courage de travailler. »
Les deux hommes créent en 1971 la Smadire, Société marocaine d'installation, d'entretien et de réparation. Celle-ci se spécialise dans les travaux de plomberie, électricité et climatisation. Vingt ans plus tard, Michel Rousseau en prend seul les commandes.
Aujourd'hui, son fils a pris le relais. Ingénieur de formation, Yvan Rousseau, 43 ans, a dirigé l'usine PSA Citroën d'Aulnay-sous-Bois. « 600 ouvriers. Un métier fabuleux. Mais c'était une vie de fou. » En 1999, il donne sa démission et part au Maroc pour reprendre l'affaire familiale.
La société Smadire réalise aujourd'hui un chiffre d'affaires de 1,6 million d'euros par an. Elle emploie soixante personnes. « Le marché est porteur à condition d'être sérieux, précise Yvan Rousseau. Il y a beaucoup de travail mais pas beaucoup de compétences. »
Il est nécessaire d'offrir certains avantages pour retenir ces compétences qui font défaut sur le marché du travail marocain. La voiture de fonction et le téléphone portable font partie de ces petits « plus » appréciés tout comme les prêts à taux zéro pour le logement.
La société prend aussi en charge les dépenses de santé de ses salariés. « Les soins sont très mal remboursés au Maroc. Un célibataire n'a droit à rien. C'est pourquoi, en cas de pépins sérieux de santé, la société couvre les frais. »
La bonne mémoire de l'émir
Aujourd'hui, Yvan Rousseau diversifie l'activité dans le domaine de l'environnement. Une nouvelle société a vu le jour à Salé, ville jumelle de Rabat, pour construire de petites stations d'épurations destinées aux hôtels et ensembles résidentiels.
Le marché décroché pour la climatisation, la plomberie et la sécurité incendie du Mega Mall restera comme un grand moment dans la carrière de chef d'entreprise de Michel Rousseau. « Les négociations avec l'émir avaient lieu à l'hôtel Hilton de Rabat. A un moment donné, il regarde dans ma direction et dit en anglais : «Je le connais. Je veux que ce soit Rousseau qui ait le marché !» On n'a pas parlé de prix. C'était assez impressionnant. »
En fait, l'émir avait bonne mémoire. Il se souvenait parfaitement que Michel Rousseau l'avait tiré d'un mauvais pas une dizaine d'années auparavant. « Il avait fait appel à notre société car il y avait de gros soucis sur la climatisation et la piscine d'une de ses villas à Rabat. J'avais réussi à les résoudre. Trois ou quatre fois, nous avions pris le thé ensemble dans des conditions dignes des Mille et une nuits. »
Aujourd'hui à la retraite, Michel Rousseau n'oublie pas sa Bretagne natale. L'ancien élève du Kreisker et de Charles-de-Foucauld revient régulièrement dans le manoir qu'il a retapé à Plounévez-Lochrist.
Olivier MÉLENNEC.

j'y vais toutes les après midi prendre un thé et des fois un café...très...

j'adore ce bar pour sa musique, l'accueil chaleureux du patron , le petit coin...

c vrai c une bonne creperie et un bon restaurant aussi la viande est tjrs succulent les patrons...

avec mon cheri ont voulé passé une petite soirée sympa en amoureux, et nous avons choisi ce...

01h30 d'attente avant d'avoir le premier plat! ! Cuisine quelconque. Serveuses agréables... Beau...

a deux pas d'espace jaures cette creperie vous accueillera chaleuresement et vous ne serais pas...

Autant le premier volet joue sur l'humour de la rencontre avec des véhicules...

Vraiment aucun intérêt, le scénario ? Rien, L'histoire ? Affligeante, espèce...

