Le groupe « paroles de Brest » organise une rencontre entre les candidats aux municipales et cantonales et les usagers des services sociaux, les assistants sociaux et les associations. Parce que l'institution ne permet plus de réels échanges entre les personnes qui sollicitent une aide et ceux qui pourraient le leur apporter ; parce que les assistants sociaux ont de plus en plus l'impression de ne plus être au coeur de ce pour quoi ils sont employés ; parce que les personnes qui ont besoin d'une aide ont aussi l'impression qu'on ne peut plus les aider ; et parce que les associations ont le sentiment de palier, de plus en plus, des carences de l'État... un groupe de personnes a voulu briser le silence. Briser la glace aussi, que de multiples incompréhensions, de part et d'autre, ont laissé s'installer.
« Nous avions envie de confronter nos points de vue de professionnels avec le public que nous rencontrons habituellement dans nos fonctions. Ces échanges, nous les voulions en dehors des institutions et administrations qui nous emploient. Depuis quelque temps, nous avons l'impression d'être instrumentalisés dans des logiques de gestion, de n'être que les exécutants d'objectifs institutionnels. Or notre travail, à la base, c'est d'accompagner les personnes », explique Sophie Youenou, assistante sociale, membre de l'ANAS (Association nationale des assistants des services sociaux), initiatrice du projet.
« Du côté du public, nous avions le même ressenti. Nous pensions qu'il n'y avait plus de dialogue possible. Nous nous sentions rejetés. Alors nous nous tournions plutôt vers les associations », poursuit Julien.
Renouer avec le dialogue
C'est précisément pour éviter qu'une logique visiblement déshumanisée, ne vienne rompre totalement les rapports entre les personnes, que l'Anas, le Secours catholique de la rive droite, A.C ! (Actions contre le chômage) et le théâtre de l'opprimé, ont mis en place ce groupe.
Ils ont commencé par se réunir une fois par mois au tout début en mai 2006. Puis, chaque samedi matin depuis septembre dernier. « Au départ, il y avait une espèce de méfiance. Un gros bloc de glace qu'il fallait briser entre les travailleurs sociaux et nous », se souvient Florence.
Finalement, les uns et les autres ont fini par apprécier ces temps de rencontre. Ils avouent en avoir besoin, même. « Ca fait du bien de parler. Même si ça ne rapporte rien », souligne Julien.
Tous ces échanges, les membres du groupe ont voulu les matérialiser. « Au départ l'idée était de faire une pièce de théâtre. Mais on a préféré écrire un recueil de témoignages avec des entretiens qui se sont déroulés à deux et qui témoignent du quotidien et des réalités de chacun. Un usager a interviewé une assistante sociale, par exemple... » explique Brigitte Millet, théâtre de l'Opprimé.
En 20 pages, le recueil intitulé, paroles de Brest, raconte les difficultés qu'ont voulu exprimer ces hommes et ces femmes, chacun à leur niveau. Il dévoile, aussi, une fracture entre les administrations et les personnes les plus fragilisées. « Au milieu, les assistants sociaux et les associations essaient de remédier. Mais est-ce seulement à eux de le faire ? », s'interrogent les membres du groupe.
Les politiques interpellés
Cette grande question qui émerge, les auteurs de « paroles de Brest » ont souhaité la poser aux candidats aux municipales et cantonales. Et également, aux responsables des institutions concernées (Assédic, ANPE, Caf...). « Nous voulions transmettre les constats que l'on a pu établir au fil de nos rencontres, et interpeller. L'idée était également de donner la parole à qui elle revenait », souligne Annie Le Moigne, du Secours catholique.
Mardi soir, les candidats, qui ont tous accepté de participer à la rencontre, pourront entendre ce que ces personnes ont à leur dire, mais également répondre aux questions qu'elles ont à leur poser. Cette soirée est ouverte au public.
Christel MARTEEL.
Paroles de Brest : débat public le 29 janvier, à 20 h 15, au centre social de Keredern à Brest, dans la salle polyvalente, entrée rue Paul Dukas.

j'y vais toutes les après midi prendre un thé et des fois un café...très...

j'adore ce bar pour sa musique, l'accueil chaleureux du patron , le petit coin...

01h30 d'attente avant d'avoir le premier plat! ! Cuisine quelconque. Serveuses agréables... Beau...

a deux pas d'espace jaures cette creperie vous accueillera chaleuresement et vous ne serais pas...

super , patronne trés chaleureuse, crepes excellentes , menu a 15 € trés copieux , je vous le...

Nous avons trouvé le restau impeccable ... bon rapport qualité prix, c'est à dire environ 90...

j'ai adoré, de l'action, beaucoup d'humour, j'ai passé un super bon moment!...

Alors là, merci la fête du cinéma sans laquelle il ne me serait pas venu à...

