Pierre Gilles avait fait toute sa carrière à Ouest-France. À Rennes, sa ville natale, tout d'abord. Il y reste entre 1967 et 1970. Puis, il passe quatre ans à Caen, avant enfin, d'arriver à Brest. Il y a travaillé jusqu'à sa retraite officielle, en 2002. : DRComment résumer Pierre Gilles en quelques lignes ? Certaines images reviennent en cascade. La voix identifiable entre mille, même dans le brouhaha d'une fin de soirée. « Il avait une très grande présence, se souvient Jean-Luc Germain, notre confrère de Bretagne Magazine. Parfois, c'était lui qui mettait les conférences de presse en scène. Il avait de la gueule. »
Mais cette voix, parfois qualifiée « de stentor », il savait aussi la faire cajoleuse, presque enfantine. Il suffisait d'attendrir le bonhomme. Si la voix pouvait moduler, l'allure de Pierre, elle, restait toujours la même : droit comme un «I», toujours avec prestance, même quand ses maudites sciatiques le prenaient en traître, l'obligeant à délaisser temporairement la moto.
Et ce n'est pas le port de la barbe blanche et du chapeau qui auraient enlevé au trait général. Pas plus que son regard bleu d'une intensité peu commune...
Envoyé spécial à Avignon
« Pour moi, il ressemblait à certains héros de Clint Eastwood, estime Jacques Blanc, le directeur du Quartz. Un peu décalé dans son époque, un peu à côté... J'aimais bien ça chez lui. » Jacques Blanc, le Quartz, le théâtre... La transition est toute trouvée. Parce que si Pierre Gilles exerçait la profession de journaliste, il était aussi, et passionnément, un homme de théâtre.
« Quand il avait dit « théâtre », il n'avait peut-être pas tout dit, mais une bonne partie quand même », ajoute Jean-Luc Germain. Lors de son service militaire, le jeune Pierre Gilles avait déjà monté une troupe, les Arlequins. Même s'il se considérait comme « un artiste amateur », il lui est arrivé de monter sur les planches aux côtés de professionnels.
« Il avait sans doute un jeu un peu daté, estime Yves Leroy, directeur de la maison du théâtre. Mais ce n'est pas grave. Pierre a su faire aimer le théâtre. On a besoin de critiques qui soient des connaisseurs. Il en était un. Il faisait autorité dans le milieu. » Jusqu'à ces dernières semaines, son émission de radio « Ce qu'a vu le vent d'Ouest », diffusée sur Radio Neptune, ouvrait son micro à toutes les troupes locales.
Cette passion des planches, il la mettait bien sûr au service des lecteurs. Pendant onze ans, il a suivi pour Ouest-France le festival d'Avignon. Anecdote, signée Jacques Blanc : « Tous les soirs, avant le début des représentations, Pierre s'asseyait au même endroit. Toujours. Je ne sais pas s'il était au courant... C'était l'endroit où se posait aussi Jean Vilar (NDLR : le fondateur du festival). »
Bien évidemment, sa palette ne se limitait pas à cela. Car en passant de Rennes à Caen puis Brest, Pierre en a suivi des chroniques. L'éducation, les faits divers, la culture bien sûr. Mais aussi la politique. Son autre rubrique fétiche, dans laquelle il prenait un sain plaisir à dévoiler les arcanes de la mairie.
« Un écorché vif »
De 1974, date de son arrivée à Brest, jusqu'aux années 90, il l'a suivie. La période est riche. Un maire, notamment, l'a beaucoup marqué : Georges Lombard. Vient ensuite la municipalité Berthelot et ses péripéties. « Avec sa plume, il savait faire réagir, se souvient Hervé Quémener, qui travaillait à l'époque au Télégramme. Il n'écrivait pas tiède. Avec lui, les lecteurs se transformaient en public. »
Et puis, comment parler de Pierre sans évoquer son fichu caractère ? Ce serait presque lui faire injure. Capable des colères les plus foudroyantes, de prendre ses cliques et ses claques et de laisser son interlocuteur en plan. Pour revenir présenter ses excuses plus tard... « Pierre était un écorché vif, décrit Rodolphe de Loynes, qui fut son chef de rédaction entre 1988 et 1992. Il pouvait être brutal, jamais méchant. Quelque part, il était resté un grand enfant. »
La rédaction de Ouest-France présente ses sincères condoléances à Françoise, son épouse, Hervé, Jean-Marie et Violaine, ses enfants. Les obsèques de Pierre Gilles seront célébrées, jeudi à 14 h 15, en l'église de Gouesnou.
Olivier PAULY.

j'y vais toutes les après midi prendre un thé et des fois un café...très...

j'adore ce bar pour sa musique, l'accueil chaleureux du patron , le petit coin...

c vrai c une bonne creperie et un bon restaurant aussi la viande est tjrs succulent les patrons...

avec mon cheri ont voulé passé une petite soirée sympa en amoureux, et nous avons choisi ce...

01h30 d'attente avant d'avoir le premier plat! ! Cuisine quelconque. Serveuses agréables... Beau...

a deux pas d'espace jaures cette creperie vous accueillera chaleuresement et vous ne serais pas...

Autant le premier volet joue sur l'humour de la rencontre avec des véhicules...

Vraiment aucun intérêt, le scénario ? Rien, L'histoire ? Affligeante, espèce...

