Hier, à Brest, à l'école d'ingénieurs Télécom Bretagne, le réseau francophone de compétences en télésanté « Catel » a tenu sa journée annuelle. Parmi les vingt projets novateurs présentés, le docteur Gilles Méhu a expliqué la coopération réussie entre les urgences quimpéroises et la neurochirurgie brestoise. En quoi consiste cette collaboration entre les hôpitaux de Brest et de Quimper ?
Il n'y a pas de neurochirurgiens au centre hospitalier de Quimper. Depuis une douzaine d'années, quand elles sont confrontées à des traumatismes crâniens ou des tumeurs, les urgences quimpéroises transmettent des images scanner au service de neurochirugie du centre hospitalier universitaire brestois... Le spécialiste donne son avis. Faut-il opérer ou pas ? Doit-on transférer le patient à Brest ? Dans 95 % des cas, le seul examen de cette image scanner permet au neurochirurgien de donner une réponse. Il n'a pas besoin de voir la personne.
Quels sont les résultats ?
Cela s'est traduit par une augmentation de la qualité des soins. Avant, on envoyait entre 50 et 100 patients, par an, vers Brest. On a réduit ces transferts de moitié. Par contre, nos demandes d'avis ont fortement augmenté. Près de 350 patients - un par jour environ - en bénéficient.
Comment se passe votre coopération ?
Très simplement, nous transmettons l'image par internet, sur une plateforme régionale de télésanté basée à Rennes. Puis, nous téléphonons au collègue neurochirurgien brestois qui va consulter l'image. Ce sont des connexions sécurisées et spécialisées, et de bonne qualité. Les problèmes techniques sont très rares.
Existent-ils des freins ?
Aujourd'hui, l'interprétation d'une image par un spécialiste n'a pas de valeur : ni financière, ni de responsabilité. Elle reste un conseil « confraternel ». Tant que ce service ne sera pas considéré comme un acte médical, il aura du mal à se développer. Notre législation doit changer.
Est-ce que la télémédecine est appliquée dans d'autres spécialités ?
Nous avons étendu ce système à l'orthopédie, pour des consultations en urgence avec les hôpitaux de Concarneau et Douarnenez., où il n'y a pas de chirurgien orthopédique. Les établissements nous transmettent des radios et des clichés de fractures. Et le spécialiste donne son avis. L'examen du cliché, associé à quelques informations personnelles concernant l'âge par exemple, suffit.
Avez-vous des projets de télémédecine ?
Cette année, pour pallier le manque de radiologues, nous souhaitons créer un réseau d'interprétation de clichés radio standards associant Quimper, Concarneau, Pont-l'Abbé et Carhaix. Pour ceux qui exercent dans nos hôpitaux, le problème se pose concernant les gardes car elles sont très rapprochées. Grâce à la transmission des images, il pourrait n'y avoir qu'un seul praticien de garde, par jour, pour tous les établissements concernés. Ce serait un « plus » pour les radiologues, pour les urgentistes qui bénéficieraient d'un service d'interprétation d'images en continu, et pour les patients.
Propos recueilli par
Laurence GUILMO.
Soyez le premier à donner votre avis
Bernadette Malgorn arrive en tête dans 43 d'entre elles, Christian Troadec fait le plein en Centre-Bretagne.
Ouest-France
dimanche 21 mars 01:03 Quimper
samedi 20 mars 22:46 Brest
samedi 20 mars 19:35 Quimper
Très bon restaurant avec un très bon rapport qualité prix! mon coup de coeur est le fondant au...

Délicieux et gourmands repas. Découverte d'une cuisine simple mais originale pour tout les...

J'AI BQ APPRECIE LE FILM SURTOUT NICOLAS CAGE EN BON MANIPULATEUR JUSQU'A LA FIN...

Yvan Le Bolloc’h et Ma guitare s’appelle reviens
