Brest fait partie des eaux chères de France, avec un prix de 3,49 € bien au-dessus de la moyenne nationale. En 20 ans, son prix a augmenté de plus de 4 % par an. Ce n'est pas toujours le fait de la société exploitante Véolia, mais aussi de la collectivité qui augmente régulièrement ses prélèvements pour investir dans les réseaux et stations d'assainissement. Cette question sensible avait d'ailleurs animé en partie la campagne des élections municipales. Prudent, François Cuillandre déclarait en février dernier : « Cette ressource essentielle à la vie est trop souvent considérée comme une marchandise [...]. À l'heure du bilan, un vrai choix s'offrira à nous en 2012. » Si la déclaration n'engage personne, le choix de Maxime Paul (Parti communiste) comme vice-président en charge de l'eau, est annonciateur de changement. Ce dernier s'est fermement prononcé en faveur du service public. « Nous allons tenir nos promesses, dit-il aujourd'hui. Il faut qu'on sorte du système actuel ».
Parmi les eaux chères en France
Le marché de l'eau, aux mains de Véolia pèse aujourd'hui 33 millions d'euros par an. C'est l'entreprise qui encaisse le paiement des factures des habitants de BMO consommant 9,5 millions de mètres cubes par an. Elle gère l'usine d'eau potable de Pont-ar-Bled et les différentes stations d'assainissement, ainsi que les opérations courantes d'entretien sur les réseaux. Un peu moins de la moitié de l'argent collecté est reversée à BMO, en charge des gros investissements.
D'une manière générale, c'est le manque de transparence des comptes et la marchandisation qui sont reprochés au système. Déjà, en 1987, Jean-Luc Polard, alors secrétaire du PS à Brest, aujourd'hui vice-président de BMO en charge des établissements publics, se demandait comment « une société privée peut tout à la fois rendre le même service, mieux payer le personnel et réaliser des bénéfices ? Par quel tour de passe-passe ? ».
Aujourd'hui, la CGT martèle que « l'eau est pour la vie et non pour le profit ». Les Verts aimeraient savoir si un ticket d'entrée a été versé par la CEO à l'époque. À Grenoble, la Lyonnaise des eaux avait payé 12 millions d'euros dans les années 1980, pour enlever le marché. Aujourd'hui, quelle est la marge bénéficiaire de Véolia ? Autant de questions auxquelles répondra peut-être un audit qui doit être lancé bientôt et dont les résultats tomberont « avant l'été » selon Maxime Paul.
Les consommateurs déplorent une hausse constante des tarifs. De 1,40 € le mètre cube en 1987, à 3,49 € en 2008. Soit une hausse moyenne annuelle de plus de 4 %, nettement supérieure à celle du coût de la vie, qui place Brest parmi les eaux chères de France. « La qualité et les prix doivent être mieux maîtrisés par la puissance publique », estime Maxime Paul.
Véolia à la porte ?
Il y a urgence. Pour revoir un tel contrat, une décision doit être prise dès 2010. Reste à savoir quelle option sera choisie pour rendre l'eau aux pouvoirs publics. Régie directe ou société d'économie mixte ? La première option, réclamée par un collectif récemment mis en place (lire par ailleurs), suppose de mettre à la porte Véolia. Un geste politique fort pour une majorité de gauche, mais difficile, compte tenu de l'imbrication de la multinationale dans la vie locale (Stade brestois, Brest 2008, Océanopolis, contribution aux missions de prospection économique de BMO à l'étranger...). Cela supposerait aussi des embauches massives et la réintégration du personnel de la CEO. Selon la CGT, il en resterait 30 sur les 142 transférés au privé en 1987.
Aujourd'hui, bien que rien ne soit décidé officiellement, l'équipe de François Cuillandre pourrait pencher en faveur d'une société d'économie mixte. Une pratique courante, associant entreprises et collectivités actionnaires, sous le contrôle d'élus majoritaires. La méthode est éprouvée, avec la Sopab (Océanopolis, port de plaisance, Quartz, patinoire, Brest 2008, Parc des expositions de Penfeld, stationnement), la Sotraval (incinérateur du Spernot), Scorvalia (projet de traitement des résidus d'incinération à Plabennec)... Elle permettrait de conserver Véolia comme actionnaire, avec un plus grand contrôle des élus. Mais la méthode a ses détracteurs, au sein de la gauche radicale notamment, qui y déplore le manque de transparence, les prises de bénéfices, la dilution des responsabilités... Pendant la campagne, Céline Mandon (Brest la gauche debout) parlait de « loup dans la bergerie ».
Sébastien PANOU.

j'y vais toutes les après midi prendre un thé et des fois un café...très...

j'adore ce bar pour sa musique, l'accueil chaleureux du patron , le petit coin...

c vrai c une bonne creperie et un bon restaurant aussi la viande est tjrs succulent les patrons...

avec mon cheri ont voulé passé une petite soirée sympa en amoureux, et nous avons choisi ce...

01h30 d'attente avant d'avoir le premier plat! ! Cuisine quelconque. Serveuses agréables... Beau...

a deux pas d'espace jaures cette creperie vous accueillera chaleuresement et vous ne serais pas...

Autant le premier volet joue sur l'humour de la rencontre avec des véhicules...

Vraiment aucun intérêt, le scénario ? Rien, L'histoire ? Affligeante, espèce...

