À lire et à entendre Hervé Bellec, il n'aime guère voyager. Et dans son précédent récit, il annonçait : « Demain, [il] arrête d'écrire ». Heureusement, il n'a pas su résister à l'éditeur brestois Géorama. « C'était au salon du livre du Relecq-Kerhuon », se souviennent les deux hommes, dans la chaleureuse petite librairie-maison d'édition de Didier Labouche, rue de Lyon.
Les deux hommes étaient sortis fumer une cigarette. « On en est venu à parler du Transsibérien, un vieux rêve de gosse pour moi », sourit Hervé. Quelque temps plus tard, Didier l'appelait : « Cela te dirait d'aller à Vladivostock pour nous faire un livre ? » Et voilà comment Hervé Bellec s'est retrouvé à Moscou en février 2007, avec un bagage à roulettes léger, un petit carnet, et, dans la poche, un caillou qu'il était allé cueillir à la pointe de Corsen quelques jours auparavant, cérémonie rituelle d'avant-départ.
« L'hiver, ce serait mieux »
En préambule de son livre, Les sirènes du Transsibérien, Hervé Bellec note : « Il y a deux sortes d'hommes : ceux qui restent à la maison, et ceux qui auraient mieux fait d'y rester. Voilà où en est mon état d'esprit en cette matinée de février. Je n'y peux rien, les départs me mettent toujours dans une rogne impossible. »
« L'hiver, ce serait mieux », avait conseillé l'éditeur Didier Labouche. Seul étranger dans ce train au nom mythique où les passagers ne quittent guère la robe de chambre pendant sept jours, Hervé Bellec partage son compartiment avec une jeune femme pète-sec qui se lime les ongles à longueur de journée. Une voisine du wagon, en nuisette rouge, vient régulièrement leur rendre visite avec son bébé de six mois qui crie beaucoup, surtout la nuit.
« Je me disais : qu'est-ce que je fais là ? On m'envoie en plein hiver dans ce grand pays tout blanc, où le paysage du matin est une copie conforme de celui de la veille, où l'on n'aperçoit par la fenêtre que des arbres givrés. Le train avance à 80 km-heure, fait halte dans des gares à peine plus grandes que celle de Lampaul-Guimiliau. »
Un train sans touristes
Dans ce train de l'hiver, pas de touristes mais une grande majorité de femmes qui vont rejoindre leurs maris, militaires ou fonctionnaires loin de Moscou. « Ce voyage est une errance, quelque chose de méditatif. Il faut se laisser aller. » On boit des litres de thé, grâce au samovar entretenu soigneusement par la « provodnitsa », à la fois concierge, gardienne et femme de ménage du wagon. Et des verres de vodka qui tiennent chaud et servent de lien quand le vocabulaire est absent. « J'avais appris un peu de russe avant de partir. Heureusement. Personne ne parlait français, ou anglais dans le train. »
9 288 km plus loin, c'est l'arrivée à Vladivostock. Pas de cérémonie, « point d'écriteau à mon nom. Pas plus de protocole que pour un obscur train de banlieue », écrit Hervé Bellec. Les gens qui étaient descendus avec moi avaient déjà assailli l'escalier menant à leur destinée avant que j'eusse le temps de réaliser que j'étais arrivé au bout de mon voyage, à l'autre bout de la planète, ou presque, en tout cas au bout d'un quelconque bout de tout. »
Souvenirs et archives
Sur une plage d'où émergent des glaces une statue de sirène (d'où la photo et le titre du livre), Hervé Bellec échange son caillou du Corsen contre un peu de sable sibérien. Et il s'en va droit devant, sur la mer gelée : « Puisque nos sages avaient prouvé que la Terre était ronde, il ne me restait plus qu'à marcher tout droit devant moi pour rentrer à la maison, suivre à pied la direction du levant pour retrouver les miens. »
Plus prosaïquement, l'écrivain a repris l'avion, retrouvé son bureau pour raconter ce voyage en puisant davantage dans ses souvenirs que dans ses notes, et dans des kilos de textes et d'archives se rapportant au train et aux régions traversées. Il n'est pas prof d'histoire pour rien ! Le résultat, c'est ce livre, chronique vivante, où se mêlent l'Histoire et les histoires, les rencontres avec humanité... et cette verve qui n'appartient qu'à Hervé Bellec.
Josiane GUÉGUEN.
Les sirènes du Transsibérien, voyage à Vladivostock, éditions Géorama, 260 pages, 24 €.

j'y vais toutes les après midi prendre un thé et des fois un café...très...

j'adore ce bar pour sa musique, l'accueil chaleureux du patron , le petit coin...

c vrai c une bonne creperie et un bon restaurant aussi la viande est tjrs succulent les patrons...

avec mon cheri ont voulé passé une petite soirée sympa en amoureux, et nous avons choisi ce...

01h30 d'attente avant d'avoir le premier plat! ! Cuisine quelconque. Serveuses agréables... Beau...

a deux pas d'espace jaures cette creperie vous accueillera chaleuresement et vous ne serais pas...

Autant le premier volet joue sur l'humour de la rencontre avec des véhicules...

Vraiment aucun intérêt, le scénario ? Rien, L'histoire ? Affligeante, espèce...

