François Cuillandre dans son bureau de maire. « Maire, c'est le mandat le plus intéressant. On prend des décisions et on voit leur réalisation. » Depuis sept ans, il occupe le fauteuil de maire de Brest. En mars prochain, il brigue un second mandat. Les pronostics sont plutôt en sa faveur. Pourtant, François Cuillandre reste une personnalité politique que l'on connaît finalement assez peu.
Une chose est sûre. Le maire de Brest ne se livre pas facilement. Aujourd'hui âgé de 53 ans, c'est un homme réservé, voire secret. « Il est très pudique, confirme Tino Kerdraon, l'ancien député socialiste de Brest. Quelquefois, on peut prendre cela pour de la froideur alors que c'est quelqu'un d'extrêmement sensible. »
François Cuillandre croit à la « méritocratie républicaine ». Son parcours universitaire et professionnel en est une illustration. Après des études de droit à Brest, il devient inspecteur des impôts. Basé à Paris à ses débuts, il fait Sciences Po en cours du soir. En 1989, il soutient une thèse de droit fiscal portant sur l'harmonisation de la TVA au plan européen. Maître de conférences à l'UBO depuis 1993, il enseigne les finances publiques.
Façonné par le Parti socialiste
Le sérieux est aussi la marque de fabrique du parcours politique. Dès 1977, à l'âge de 22 ans, François Cuillandre adhère au Parti socialiste. « Ce n'était pas à la mode. Mes copains de fac étaient plutôt trotskistes ou maoïstes. Aujourd'hui, certains roulent en Porsche... ».
Le Parti socialiste a façonné François Cuillandre. « J'y ai rencontré des gens que je n'aurais jamais connus sinon. À Brest et ailleurs. » Parmi eux figurent Michel Rocard, Lionel Jospin, Louis Le Pensec ou encore Pierre Maille.
La première responsabilité politique importante date de 1988. François Cuillandre entre comme chargé de mission au cabinet de Louis Le Pensec, alors ministre des Dom-Tom. Il démissionne de l'inspection des impôts.
Pendant dix ans, de 1990 à 2000, François Cuillandre occupe le poste-clé de premier secrétaire de la fédération socialiste du Finistère. Le combat électoral ne lui fait pas peur comme le montre sa victoire aux législatives de 1997 dans la circoncription réputée imprenable de Brest Rural.
Élu municipal depuis 1989, François Cuillandre n'occupe pas de fonction de premier plan dans l'équipe de Pierre Maille. Ce n'est pas le dauphin. Mais sa connaissance de l'appareil PS lui permet de s'imposer comme le candidat à la succession le moment venu.
Profondément laïque
François Cuillandre n'est pas tombé dans le chaudron socialiste tout petit. Né à Brest le 5 février 1955, il a grandi au Conquet dans une famille originaire de l'île Molène. Son grand-père était pêcheur, son père travaillait dans la Marine marchande.
Au Conquet, il va à l'école privée. Il poursuit ses études secondaires à Brest, toujours dans le privé, à Charles-de-Foucauld. À la maison, la politique est peu présente. « Mon père partait neuf mois par an, cela laissait peu de temps pour en parler. »
François Cuillandre ne s'étend guère sur les raisons de son engagement socialiste. Tino Kerdraon y voit l'influence du milieu où il a grandi. « Issu du milieu maritime, il porte des valeurs de justice et de solidarité. Il a baigné dans une ambiance démocrate chrétienne même si, comme beaucoup, il a pris ses distances avec la religion. »
François Cuillandre est profondément laïque. « La Bretagne a trop souffert du mélange des genres », affirmait-il au magazine Le Point en 2005. Le maire de Brest se montre très attaché à la loi de 1905 sur la séparation de l'Église et de l'État. Ainsi, il n'assiste jamais aux messes organisées à l'occasion des cérémonies patriotiques.
« Il sait déléguer »
Devenu maire de Brest, François Cuillandre s'est imposé comme le patron de la majorité municipale. Durant son mandat, il a ménagé les différents courants de gauche qui la composent.
Ses partenaires lui reconnaissent le sens du travail en équipe. « Il sait déléguer. Il écoute beaucoup et de mieux en mieux », remarque Marif Loussouarn, des Verts, chargée avec Annick Cléac'h du lourd dossier du tramway.
Servi par sa culture juridique, François Cuillandre possède une maîtrise des dossiers que personne ne lui conteste. Pugnace, il ne déteste pas les joutes oratoires. Il prend plaisir à renvoyer l'opposition dans ses buts. Il puise des arguments qui font mouche dans sa connaissance encyclopédique de la vie politique nationale.
Toutefois, son exercice du pouvoir resterait encore marqué par son parcours politique. Conseiller municipal d'opposition, Yannick Marzin évoque une « culture d'apparatchik ». « Pour lui, la politique est d'abord une affaire de rapport de force. Le débat de fond avec l'opposition ne l'intéresse pas vraiment. Je suis toujours resté sur ma faim sur des sujets comme le tramway ou la démographie. »
François Cuillandre avoue s'épanouir dans son rôle de maire. « C'est le mandat le plus intéressant. On prend des décisions et on voit leur réalisation. »
Hormis la politique, la grande passion de François Cuillandre reste le football. Il a joué comme milieu de terrain à l'AS Conquétoise et il assiste régulièrement aux matchs du Stade brestois. Son jardin secret se trouve à Molène où il passe « 99 % des vacances ».
Olivier MÉLENNEC.

j'y vais toutes les après midi prendre un thé et des fois un café...très...

j'adore ce bar pour sa musique, l'accueil chaleureux du patron , le petit coin...

c vrai c une bonne creperie et un bon restaurant aussi la viande est tjrs succulent les patrons...

avec mon cheri ont voulé passé une petite soirée sympa en amoureux, et nous avons choisi ce...

01h30 d'attente avant d'avoir le premier plat! ! Cuisine quelconque. Serveuses agréables... Beau...

a deux pas d'espace jaures cette creperie vous accueillera chaleuresement et vous ne serais pas...

Autant le premier volet joue sur l'humour de la rencontre avec des véhicules...

Vraiment aucun intérêt, le scénario ? Rien, L'histoire ? Affligeante, espèce...

