Sans hésiter, mon premier Tour de France comme speaker en 1974 ! Je suis arrivé par le train à la gare de Brest où l'on m'attendait. Dès ma descente, j'ai ressenti une grande émotion. De ma première entrée en salle de presse jusqu'au murmure de la foule, qui saluait le champion Eddy Merckx pendant l'échauffement du prologue, tout m'impressionnait. J'en retiens également une très belle présentation des équipes et des champions bretons. Évidemment, le Tour n'avait pas la même importance qu'aujourd'hui, mais ce jour-là j'ai vraiment pris conscience que j'arrivais sur une autre planète !
En trente-quatre Tour de France, les références finistériennes ne doivent pas manquer ?
Effectivement, le Tour de France a fait plusieurs passages par le Finistère, que ce soit à Brest, Quimper, Châteaulin et même Saint-Pol-de-Léon. La première étape en 1974 s'achevait justement à Saint-Pol avec Ercole Guazzilini en vainqueur. De cette ville, je garde aussi une anecdote amusante. À cette époque, je sillonnais le Tour en Chevrolet climatisée, une voiture qui ne passait pas inaperçue ! Je n'avais pas l'habitude de la fermer à clé et des éleveurs bretons en ont profité pour y cacher trois cochons dans le coffre. Je les ai débarqués, en catimini, 20 kilomètres plus loin dans un champ. Une histoire avec les cochons qui ne s'arrête pas là : Frédéric Guesdon, le dernier vainqueur du Tro Bro Léon, m'a fait l'honneur de nommer son cochon du vainqueur « Daniel » ! On peut dire, en quelque sorte, que je suis « marié » avec les cochons dans le Finistère !
Votre relation avec le cyclisme finistérien ne dépend donc pas que du Tour ?
Bien sûr que non ! J'anime le très atypique Tro Bro Léon, le circuit de l'Aulne à Châteaulin ou encore le Tour du Finistère. Davantage que les tracés ou les vainqueurs, quand j'évoque ces courses, c'est le lien d'amitié avec les organisateurs qui me vient à l'esprit. Jean-Paul Waterloos est l'homme qui a permis au Tour du Finistère de devenir une manche du championnat de France. Jean-Paul Mellouët, l'organisateur du Tro Bro Léon, est, quant à lui, le vrai Breton, il incarnerait tout à fait le rôle de « musicien d'Alan Stivell ».
Que pensez-vous du public finistérien, et breton plus généralement ?
Ici, on ressent l'attachement des gens au cyclisme. J'ai coutume de dire que la Bretagne est au cyclisme ce que le rugby est au Sud-Ouest, la région mère de la discipline. Malgré les évolutions, il existe une réelle proximité entre les champions et le public. L'amour du cyclisme se transmet de génération en génération. La vraie valeur de ce sport est très visible en Bretagne, les gens sont passionnés plus que partisans, à l'image d'autres sports. Généralement, on ne supporte pas une équipe en particulier. On vient voir un ensemble, participer à une fête.
En somme, vous êtes le « plus breton des Normands » ?
Je dirais même que j'ai un pied en Normandie et l'autre en Bretagne. Même si je suis originaire et résidant de la Manche, j'habite à Saint-Martin-de-Landelles, à 400 m de la Bretagne. D'ailleurs, mon père est normand mais ma mère est bretonne, tout comme ma femme ! Enfant, il m'arrivait souvent de prendre mon vélo et de parcourir 3 kilomètres pour aller chercher Ouest-France et être informé des résultats de cyclisme.
Lancer le Tour de France à Brest doit donc vous ravir ?
Après la Grande-Bretagne, l'an dernier, c'est intéressant un départ en Bretagne. Il faudra faire aussi bien que Londres lors de l'édition 2007, où un million de spectateurs avait assisté à la première étape. Pour Brest-Plumelec, on est même capable de faire mieux. Je n'en doute pas, les Bretons seront à la hauteur.
Comment voyez-vous cette première étape Brest-Plumelec ?
Sans prologue, elle sera très débridée. Tous les coureurs au départ se diront : « Pourquoi pas moi ! ». Le maillot jaune en fin de journée sera à la portée de tous. Personnellement, je vois quand même Valverde l'emporter. Il a gagné Liège-Bastogne-Liège cette année mais surtout le final de l'étape est « taillé » pour lui avec cette arrivée en côte, à Cadoudal.
Recueilli par Mael MOIZANT.

j'y vais toutes les après midi prendre un thé et des fois un café...très...

j'adore ce bar pour sa musique, l'accueil chaleureux du patron , le petit coin...

c vrai c une bonne creperie et un bon restaurant aussi la viande est tjrs succulent les patrons...

avec mon cheri ont voulé passé une petite soirée sympa en amoureux, et nous avons choisi ce...

01h30 d'attente avant d'avoir le premier plat! ! Cuisine quelconque. Serveuses agréables... Beau...

a deux pas d'espace jaures cette creperie vous accueillera chaleuresement et vous ne serais pas...

Autant le premier volet joue sur l'humour de la rencontre avec des véhicules...

Vraiment aucun intérêt, le scénario ? Rien, L'histoire ? Affligeante, espèce...

