Est-ce que Brest est une vraie terre de cyclisme ?
Un grand oui. L'âge d'or du vélo dans la cité du Ponant va de la fin du XIXe siècle à la première moitié du XXe, entre les années 1885 et 1950. C'est une période un peu oubliée. À cette époque, Brest est même l'une des capitales françaises du deux roues.
À partir de sa naissance en 1903, le Tour de France vient ici systématiquement, lors de grandes étapes Cherbourg-Brest ou Dinan-Brest. C'est même un passage obligé durant trente ou quarante ans. Les arrivées étaient jugées soit au Petit-Paris, soit au vélodrome, soit encore sur le Cours Dajot.
Il y avait aussi les grandes classiques, comme le Paris-Brest-Paris évidemment, mais également le circuit de l'Ouest. Sans oublier plusieurs courses organisées par des sponsors locaux. Le public répondait présent. C'était même la foule sur le bord des routes. Il n'y avait pas la télé.
Vous parlez de vélodrome. Où se trouvait-il ?
À Kérabécam, sur le site de l'actuel hôpital Morvan. Il avait été construit en 1892. À chaque fois, on recensait plus de 5 000 spectateurs dans les gradins. C'était le sport roi. Plus que le football !
Il a été démoli en 1937... sans réelle opposition. En fait, les Brestois pensaient qu'un autre vélodrome allait être bâti ailleurs. Il n'en a rien été. Pendant longtemps, des passionnés se sont donc battus pour qu'un nouvel équipement, couvert, voie le jour.
Ils n'ont pas été entendus. Un vélodrome a bien été édifié du côté de Plouzané. Mais il n'est pas couvert. Ce qui est un peu dommage chez nous, vu le temps qui fait dans l'année. Le grand vélodrome de la région va, sans doute, se faire à Lorient d'ici à quelques années.
Comment expliquez-vous l'engouement du public pour le vélodrome de Brest ?
Les meilleurs du monde venaient y courir régulièrement. C'était un beau spectacle. Pour les coureurs, le cachet était aussi très important. Les gars faisaient, alors, du vélo pendant cinq ou dix ans, amassaient un maximum d'argent, puis ouvraient un bistrot ou une boutique de cycles.
À mon avis, ce sont tous les critériums d'après Tour de France qui ont un peu tué les vélodromes. Plutôt que de les construire, on faisait le tour des villages ou des églises, et cela suffisait amplement au spectacle. C'est dommage, je trouve.
À l'époque, sur le Tour, y avait-il des équipes comme maintenant ?
Avant la guerre, on retrouvait peut-être trois ou quatre formations importantes, professionnelles. Le reste, c'étaient des individuels un peu aventuriers dans l'âme. Comme au Paris-Dakar aujourd'hui, avec quelques grosses écuries et des indépendants.
Les journaux locaux - Ouest-Éclair et La Dépêche de Brest - lançaient alors des souscriptions pour que les Brestois financent le Tour de France de champions locaux. C'étaient des stars. Pas question donc qu'elles abandonnent avant le passage de la Grande boucle à Brest.
Et le dopage. Est-ce qu'il y en avait à l'époque ?
Bien évidemment. Ceux qui disent qu'il s'agit d'un phénomène nouveau commettent une grossière erreur. Dans les années 30, voire bien avant, il y en avait pas mal.
Le dopage était très répandu dans le monde des courses de chevaux. Comme les entraîneurs hippiques sont devenus entraîneurs de cyclistes au fil du temps, ils ont amené leurs « boîtes à pharmacie » avec eux.
Les produits injectés aux coureurs étaient hyper dangereux. Certains en sont morts. Quand on parle de remède de cheval... Les cyclistes prenaient parfois de la strychnine. C'est dire !
Il faut lire Albert Londres. Lors d'une étape Cherbourg-Brest, le 27 juin 1924, les frères Henri et Francis Pélissier ont abandonné et dénoncé le dopage. L'écrivain était là. Il a tout raconté.
Est-ce que le cyclisme d'aujourd'hui vous intéresse tout autant que celui d'antan ?
Oui. Je viens d'ailleurs de terminer un film sur le Tro Bro Leon. Cette course revêt un petit côté ancien, avec toutes ses ribines. Je vais également voir des courses de jeunes.
Le Tour de France, par contre, n'est pas l'épreuve la plus passionnante. J'ai quand même décidé de décaler mes vacances d'été, pour être présent au départ le 5 juillet sur le cours Dajot. Je regarde aussi les épreuves de montagne à la télé.
Je préfère, toutefois, les grandes classiques belges, françaises ou italiennes du mois d'avril. Tous les organisateurs de courses professionnelles le disent : le Tour n'est plus une course. C'est devenu un spectacle.
Propos recueillis
par Yves-Marie ROBIN.
En prélude au départ du Tour, un café-cycliste est proposé demain à 16 h et 20 h 30 au Vauban. Entrée gratuite.
Au programme : des images sur le cyclisme en Bretagne, présentées par Claude André.
Première partie à 16 h : l'album de Georges Bourhis, les années 30 à Brest, le vélodrome de Kérabécam, les critériums d'après-guerre, les circuits de la rade au Relecq-Kerhuon et des Blés d'or à Gouesnou... en présence de Georges Bourhis, Yves Favé, Manu Crenn, René Hayot et Francis Pipelin.
Deuxième partie à 20 h 30 : Brest à l'époque des grands critériums, les aventuriers du vélocipède, passer pro ou rester amateur... Avec Louis Aminot, Manu Crenn, René Hayot, Francis Pipelin, François Favé, Gérard Kerbrat, Marcel Thepaut et Lucien Tarsiguel.

j'y vais toutes les après midi prendre un thé et des fois un café...très...

j'adore ce bar pour sa musique, l'accueil chaleureux du patron , le petit coin...

c vrai c une bonne creperie et un bon restaurant aussi la viande est tjrs succulent les patrons...

avec mon cheri ont voulé passé une petite soirée sympa en amoureux, et nous avons choisi ce...

01h30 d'attente avant d'avoir le premier plat! ! Cuisine quelconque. Serveuses agréables... Beau...

a deux pas d'espace jaures cette creperie vous accueillera chaleuresement et vous ne serais pas...

Autant le premier volet joue sur l'humour de la rencontre avec des véhicules...

Vraiment aucun intérêt, le scénario ? Rien, L'histoire ? Affligeante, espèce...

