Bernard Dupont, nouveau directeur du CHU
Bernard Dupont, 52 ans, était directeur général adjoint du centre hospitalier régional de Metz-Thionville et directeur par intérim du centre hospitalier de Briey. : DR
Il arrive de Metz-Thionville. C'est un homme au parcours diversifié : ancien infirmier, spécialiste des situations délicates, et novateur.
Le 1er septembre, Bernard Dupont, 52 ans, prend officiellement ses fonctions à la tête du Centre hospitalier universitaire brestois (2 000 lits et places, 6 700 salariés). Il succède à Louis Rolland, directeur général de l'établissement durant quatorze années, nommé directeur du centre hospitalier de la Polynésie française, à Papeete, Tahiti.
Originaire de la région parisienne, Bernard Dupont a commencé sa carrière comme infirmier. En 1985, il intègre l'École nationale de la santé publique pour devenir directeur d'hôpital. Deux ans plus tard, le jeune diplômé débute comme assistant puis attaché de direction au centre hospitalier de Gonesse (Val-d'Oise), puis au centre hospitalier de Chinon (Indre-et-Loire).
De 1995 à février 2001, il est directeur de l'hôpital du Vexin (Val-d'Oise), tout en étant partiellement mis à disposition de l'hôpital de Bastia en soutien de la direction.
« D'abord, s'immerger et apprendre »
Jusqu'en mai 2002, il est chef de cabinet, puis chargé de mission de Paulette Guinchard, secrétaire d'État aux Personnes âgées. Ensuite, Bernard Dupont prend la direction du centre hospitalier de Saint-Dié des Vosges et des hôpitaux de Fraize et Senones. En mai 2005, il devient directeur général adjoint du centre hospitalier régional de Metz-Thionville. D'avril à juillet 2007, il en assure la direction par intérim. Depuis mai 2007, il était directeur par intérim du centre hospitalier de Briey (Meurthe-et-Moselle).
« Durant les premiers mois brestois, ma principale préoccupation sera d'apprendre à connaître l'établissement et ses services, et de rencontrer ses personnels, explique Bernard Dupont, venu à plusieurs reprises à Brest depuis qu'il a été nommé, mi-juillet. Mes priorités seront de porter les projets du CHU et de maintenir une situation financière équilibrée. »
Récemment, l'établissement a connu des moments difficiles. Le déficit s'élevait à 6 millions d'euros en fin d'année dernière. L'objectif est un retour à l'équilibre en 2012. Par ailleurs, en mai, malgré la mobilisation d'associations et de la population, le CHU a perdu les activités d'allogreffes et de neurochirurgie pédiatriques, transférées à Rennes, dans le cadre du Schéma interrégional d'organisation sanitaire.
De son côté, Bernard Dupont connaît bien les établissements dispersés sur plusieurs sites : le CHR de Metz-Thionville est constitué de deux endroits séparés d'une trentaine de km.
De plus, lorsqu'en juin 2007, le CH de Briey a connu une grave crise et que la direction de Metz en a pris la direction, Bernard Dupont a initié un projet médical original : les fédérations médicales interhospitalières. « C'est une collaboration. Une forme de mutualisation des équipes médicales, notamment en chirurgie et en anesthésie, explique le responsable, qui a aussi un diplôme universitaire de communication dans les établissements hospitaliers. On a formé des grandes équipes qui couvrent plusieurs établissements. Cela permet de diminuer le nombre de garde pour les médecins... et de rendre plus attractive leurs spécialités, où les praticiens manquent. »
Cettenouvelle forme d'organisation a été primée nationalement.
Laurence GUILMO.
Ouest-France