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Le passeport gourmands - édition Bretagne
Faustine Merret : « Je tenais à faire quelque chose ici, et ça m'a rassurée de voir que je peux batailler aux avant-postes. Et si je peux en plus réussir quelque chose samedi, ça sera du bonus... » : Jean-Yves Jacolot Faustine, dans quel état d'esprit êtes-vous avant la dernière journée de compétition de ces championnats d'Europe, samedi ?
Pour la Medal Race, rien n'est joué car le classement est très serré. J'attends donc de voir quelles seront les conditions météo, et on établira alors une stratégie avec mon entraîneur. Mais tout est encore possible.
Vous aurez, en tout cas, l'avantage de courir sur vos « terres »...
C'et vrai que je connais bien la rade. C'est certes un avantage, puisque l'on voit des choses que nos adversaires ne voient pas forcément. Mais d'un autre côté, quand nos concurrents prennent une autre option, on se demande si l'on doit malgré tout conserver la sienne, qui peut-être plus radicale et risquée, ou si l'on doit plutôt ne pas les lâcher d'une semelle. Aujourd'hui (hier), c'est ce qui s'est passé. Je n'ai pas osé aller vers ce que je voyais en utilisant mon expérience de la rade, et j'ai préféré rester au contact. Mais ça n'a pas payé, et ça fait au final des manches assez médiocres.
Avez-vous abordé ces championnats d'Europe comme une compétition à part entière, ou avec tout de même déjà en tête l'échéance olympique ?
J'avais besoin de toute façon de me retrouver en confrontation, car c'est toujours intéressant. On a eu une semaine, pas de petit temps, mais plutôt médium. Et les étrangères comme Marina (Alabau) et Zofia (Klepacka) n'étaient pas à ce niveau dans ces conditions il y a quelque temps. Je pense qu'elles sont les références mondiales actuellement. C'est donc toujours bien de se confronter avec elles avant ce qui se profile dans trois mois...
Justement, comment vous sentez-vous à 110 jours des épreuves de Qingdao ?
La forme est là. Physiquement, il n'y a pas de problème. Après, techniquement, j'ai encore une petite marge à combler. Et peut-être aussi un léger manque de confiance dans certaines conditions.
Vous voilà donc malgré tout rassurée, après votre départ de la Semaine Olympique Française de Hyères ?
C'est vrai que cette régate me rassure. Ce qui s'était passé à Hyères, c'est que j'avais fait un énorme travail à l'entraînement pendant trois mois. Je me suis peut-être retrouvée un peu en situation de saturation. Je n'ai pas eu le temps de prendre du recul à l'arrivée des premières compétitions. Finalement, d'avoir arrêté la SOF et d'avoir pu me régénérer un peu, cela m'a permis d'arriver avec un peu plus de fraîcheur à Brest. Je tenais à faire quelque chose ici, et ça m'a rassurée de voir que je peux batailler aux avant-postes. Et si je peux en plus réussir quelque chose samedi, ça sera du bonus...
Reconnaissance en Chine en juin. Faustine Merret se rendra une première fois à Qingdao du 15 au 29 juin, pour travailler techniquement sur le plan d'eau olympique, avant le départ de la délégation française pour les JO début août.
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