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Le passeport gourmands - édition Bretagne
Olivier Manaut, président fondateur de la compagnie Twin Jet et André Jourt, vice-président de la CCI Le 1er mars, Air France a fermé la ligne Brest-Toulouse qu'elle assurait depuis un an. C'est le taux de remplissage, environ 10 000 personnes sur l'année 2007, qui a contraint la compagnie à arrêter la liaison... Pas assez rentable pour ses avions de 50 places.
Cette fréquentation, trop modeste pour la grande compagnie, devrait faire l'affaire de la petite Twin Jet, qui prendra le relais, sur ce même trajet, dès lundi prochain. Elle débarque dans la cité du Ponant, avec, dans sa malle, des billets relativement abordables (de 375 € à 158 € Aller-retour), qui varient en fonction de la date de réservation. Mais aussi, elle offre une possibilité originale : celle de pouvoir utiliser une carte d'abonnement SNCF ou Flying blue sur ses lignes et de bénéficier ainsi de 25 % de réduction..
Encore peu connue du grand public, cette toute jeune compagnie, créée en 2001, s'est déjà taillé une belle part dans le monde du transport aérien. Son credo : « établir des liens directs entre les capitales régionales. Nous offrons aux régions les moyens d'avoir de vraies dessertes », explique Olivier Manaut, président fondateur de la compagnie.
En 7 ans d'exercice seulement, Twin Jet dessert neuf aéroports, réalise 200 vols hebdomadaires et affiche un chiffre d'affaires de 19 millions d'€.
Des avions de 19 places
A Brest, comme dans tous les aéroports où elle s'implante, la jeune compagnie débarque avec ses Beechcraft 1900. Ces avions, capables d'accueillir 19 personnes maximum, permettent ainsi d'avoir des objectifs moindres, par rapport aux impératifs des grandes compagnies. « Pour que la ligne Brest-Toulouse soit rentable, il faut que nous transportions au moins 5 000 passagers. Si l'on se base sur la fréquentation enregistrée par Air France, nous avons toutes les raisons d'espérer atteindre cet objectif », souhaite Olivier Manaut.
Ses espoirs sont d'autant plus grands qu'à peine posée sur le tarmac brestois, Twin Jet espère bien que cette nouvelle ligne ne soit que le début de futures aventures. « Quand on vient quelque part, ça n'est jamais pour une seule ligne », concède le président de la compagnie qui n'en dira pas plus... pour l'instant.
Christel MARTEEL.
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