Vendée Globe 2008 - C'est reparti pour un tour !
Roland Magdane
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Ì Premier cas depuis 1991. Le dernier cas de tuberculose bovine détecté dans le département remonte à 1991 indique la direction des services vétérinaires. « Et encore, il s'agissait déjà d'un cas isolé » complète Jean-François Treguer, président du groupement de défense sanitaire finistérien. Jusque dans les années cinquante, la tuberculose bovine était assez répandu. « La maladie a été éradiquée à la suite d'une lutte menée depuis plusieurs décennies » rappelle Yvan Lobjoit. Les mesures de détection étaient systématique. Dès qu'un animal était malade, il était éliminé. « Les mesures sont devenues progressivement plus radicales, et le troupeau dans sa totalité qui était abattu. » C'est l'issue qui est réservée au troupeau quimpérois.
Ì Animaux sauvages ? Désormais, les services vétérinaires recherchent l'origine de la contamination. « L'élevage est situé dans un endroit isolé. Il y a plusieurs années, un élevage de cervidés (fermé depuis) existaient à proximité. Or, la faune sauvage peut être porteuse de la maladie » poursuit le directeur des services vétérinaires. Le troupeau est-il infecté depuis longtemps, la maladie a-t-elle évolué à bas bruit ? Autant d'hypothèse à creuser. « Actuellement, l'hypothèse d'une contamination sporadique, par un animal sauvage, est étudiée en priorité. » La capture d'animaux sauvages nichant à proximité de l'élevage sera peut-être nécessaire pour vérifier ce scénario (privilégié par la profession).
Ì Prudence mais pas de panique. L'homme peut être contaminé par la tuberculose bovine. « Uniquement les personnes en contact régulier avec les animaux. Et ce n'est pas systématique. » C'est pour cette raison que l'éleveur va bénéficier d'un suivi médical. Le lait, une fois pasteurisé, ne peut transmettre la maladie. Même réponse rassurante pour la viande, compte tenu des contrôles aux abattoirs. Quant à la contamination entre bovins, elle n'est pas aussi rapide qu'avec la fièvre aphteuse. L'élevage touché est isolé. Le risque est donc minime. Pas de périmètre de sécurité autour de l'exploitation donc. Mais des mesures de précaution concernant les déplacements.
Ì Abattage du troupeau. Dans les prochains jours, la totalité du troupeau va être abattu. Deux experts vont d'abord intervenir pour évaluer l'indemnisation que l'État va verser à l'éleveur. Très important, le suivi psychologique. Car la perte d'un cheptel est toujours une épreuve très douloureuse pour l'éleveur et son entourage.
Jean-Pierre LE CARROU.