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Le passeport gourmands - édition Bretagne
Les touristes, ici dans le centre historique de Quimper, sont presque trois millions dans le Finistère. Un vrai capital à préserver. : (Archives Béatrice Le Grand).La plus longue façade maritime avec quelque huit cents kilomètres de côtes sauvages ou d'interminables plages. Des paysages entre terre et mer qui ne laissent personne indifférent. Des festivals et de grandes fêtes traditionnelles tellement nombreux qu'ils se poussent du coude. Des petites villes aux pierres polies par l'histoire qui méritent bien le détour. En matière de tourisme, le Finistère joue largement en première division.
Et avec bonheur. Dans le département, l'économie du tourisme pèse le poids respectable d'un milliard d'euros et fait travailler, au plus fort de la saison estivale, quelque 21 000 personnes. Tandis que chaque année, la fréquentation de touristes tend vers les trois millions.
De quoi voir venir ? Pas tellement en fait. Car sur ce terrain du tourisme, la concurrence fait rage. Les départements et les régions rivalisent de campagnes de publicité, et d'un seul clic le touriste de base peut dénicher une descente de rivière en Dordogne, une randonnée pédestre dans les Dolomites ou un séjour les pieds dans l'eau, soleil garanti, un peu partout à travers le monde.
Des touristes de plus en plus sollicités
Pour préserver ce potentiel touristique de la pointe de la Bretagne, le conseil général a entrepris de revisiter son schéma touristique départemental. La nouvelle version, revue et corrigée, sera adoptée à la fin juin. D'ici-là, le 13 mai, tous les professionnels du tourisme seront invités à réfléchir ensemble, et à débattre, à l'occasion d'un nouveau rendez-vous participatif initié par le conseil général. La formule a déjà servi sur d'autres thèmes comme la filière du nautisme dans le Finistère ou le vieillissement de la population. Il s'agit, à chaque fois, de dresser un état des lieux et de phosphorer.
Bien sûr, le monde du tourisme à la mode finistérienne ne se repose pas sur ses lauriers. Et c'est préférable tant les touristes sont infidèles et aiment changer leurs destinations, et leurs loisirs. La fédération départementale de pêche a ainsi été appelée en renfort pour labelliser des hébergements qui assureront aux pêcheurs invétérés le meilleur accueil. On réfléchit aussi de plus en plus pour mieux répondre aux demandes spécifiques des familles. Ou bien encore à ceux des randonneurs. Mais il y a encore du travail pour garder cette place de choix dans le concert des départements à vocation touristique.
« Dans le tourisme, il y a aujourd'hui un émiettement des responsabilités. Une commune délègue sa promotion à un office du tourisme. En a-t-il vraiment les moyens, et est-il bien en contact avec d'autres offices pour apporter suffisamment d'informations aux touristes afin qu'ils restent deux ou trois jours ? », interroge Michaël Quernez, vice-président du conseil général, en charge de l'économie et de l'insertion. C'est une question. Et il y en a d'autres. Comme la protection des zones les plus sensibles du littoral, le développement des ports de plaisance ou bien l'avenir du tourisme à vocation sociale. De quoi nourrir ce rendez-vous participatif.
Didier GOURIN.
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