n'a toujours pas assuré son maintien. Le capitaine-buteur Grégory Thil dresse un bilan de la situation.
Grégory Thil, dans quel état d'esprit se trouve votre équipe avant le voyage à Brest ?
Nous sommes dans une situation un peu compliquée, parce qu'il nous manque encore des points pour assurer notre maintien. On va donc devoir aller en chercher à Brest, on n'a pas le choix. Il reste deux matches, et ils s'annoncent au couteau. On recevra Niort vendredi. On peut donc s'éviter un dernier match de la peur si l'on gagne à Brest et que Niort ne gagne pas contre Ajaccio lundi. Mais ça fait beaucoup de conditions... De toute façon, il n'y a plus à réfléchir et à calculer. Il faut prendre des points, c'est tout.
Votre bonne prestation, malgré la défaite, face à Grenoble (0-1), et le point ramené de Troyes (2-2) juste avant doivent vous permettre d'être assez optimistes avant ces deux dernières journées ?
C'est vrai que ce que l'on fait depuis deux matches est encourageant au niveau du contenu. Mais au niveau comptable, ça ne fait qu'un point sur six. Il faut persévérer et, surtout, faire preuve de réalisme, offensivement et défensivement. C'est seulement ça qui permet de faire la différence.
Quelques heures avant, comment imaginez-vous le rendez-vous de lundi à Brest ?
On s'attend à une rencontre très compliquée, car les Brestois sont en pleine bourre sur cette deuxième partie de saison. Ils voudront finir le mieux possible et conclure leur saison à domicile par une victoire. Mais de toute façon, rien ne sera facile jusqu'au bout. À nous d'être capables de faire ce qu'il faut pour ramener quelque chose.
Malgré une bonne première partie de championnat, Boulogne n'est toujours pas assuré de son maintien à deux journées de la fin. Que vous a-t-il manqué cette saison ?
On a connu une saison en dents de scie. On était dixième à la trêve, et on s'est peut-être un peu endormi à ce moment-là. En janvier - février, on n'a pas su prendre les points qui nous auraient permis de connaître une fin de saison tranquille. Et puis, il y a un peu plus d'un mois, on a réussi une bonne série, avec trois victoires consécutives face à Bastia, Gueugnon et Libourne. Cela nous a permis d'atteindre 39 points. On s'est alors peut-être dit que c'était bon, et qu'il ne nous manquait plus qu'une victoire pour être sauvé. Mais on ne l'a toujours pas obtenue depuis... Ceci dit, on n'a jamais été relégable. Ce n'est pas non plus une saison catastrophique pour un promu.
Le match aller, que vous aviez gagné 2-0, est resté en travers de la gorge des Brestois. Quel souvenir en avez-vous gardé ?
C'est vrai que la pelouse était gelée. Mais la décision revient à l'arbitre. Ce n'est pas nous qui avons dit qu'il fallait jouer.
Vos dirigeants n'avaient-ils tout de même pas fait un peu le forcing pour que le match se joue, en raison de l'inauguration de la tribune Ribéry et de la présence du joueur du Bayern Munich ce soir-là ?
Cela m'étonnerait que mes dirigeants aient le pouvoir de décider de la tenue d'un match ou non... C'est l'arbitre qui est le seul juge. C'est vrai que ça glissait et que les conditions n'étaient pas idéales pour faire un beau match de foot, mais j'avais déjà joué sur bien pire. Et le terrain était le même pour les deux équipes.
Pour terminer, sur un plan personnel, vous êtes le 2e meilleur buteur de Ligue 2 (16 buts en championnat et 3 en Coupe). Cela ne doit pas laisser les autres clubs indifférents...
Peut-être, mais pour le moment, je me concentre sur le maintien de mon club. Mon avenir personnel, on en parlera quand on en saura davantage sur la situation sportive de Boulogne. En tant que capitaine, mon seul objectif, c'est de permettre à mon club de se maintenir en Ligue 2. Je n'ai que ça en tête aujourd'hui.
Recueilli par
Yannick LE COQUIL.