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À Brest, 3 000 personnes ont répondu à l'appel des syndicats. Des enseignants ; des professionnels de santé ; des agents de la communauté urbaine ; une poignée de lycéens et d'étudiants... et puis une forte délégation d'ouvriers et de techniciens de l'arsenal.
La « balade » revendicative a duré deux heures, entre l'hôtel de ville et la sous-préfecture. À l'arrivée, tous les responsables syndicaux avaient le sourire. Ils espéraient que « cette journée nationale de lutte » allait convaincre le gouvernement Fillon « de revoir sa copie ».
Pour la CFDT, « il est urgent d'avoir un véritable débat public et démocratique sur la réforme de l'État. » La CGT demande, elle, « l'abandon des mesures de régression sociale. » Pour ce faire, estime l'union locale Solidaires, « il est important de construire un mouvement unitaire. » Un argument également mis en avant par Force ouvrière. « Il faut multiplier les arrêts de travail dans les entreprises et mettre le pays en grève ! »
À Quimper, près de 2 000 personnes ont manifesté hier matin le long des quais à l'appel de la CGT, CFDT, CFTC, FSU, Solidaires et Unsa. Dans les rangs, de nombreux personnels de l'Éducation nationale mais aussi des hospitaliers et une centaine de lycéens. Le cortège a défilé dans le calme. Mais les points de désaccords sont nombreux : suppressions de postes d'enseignants, remise en cause de la scolarisation des deux ans, classes surchargées, fermeture des urgences de nuit à Concarneau, suppressions des allogreffes à Brest, fermeture de la maternité et de la chirurgie à Carhaix... « Plus généralement, c'est la détérioration organisée des services rendus au public, ouvrant la voie à la privatisation des activités les plus profitables » », affirment les syndicats.
Ce mouvement de grogne a fortement mobilisé au sein de l'Éducation nationale, notamment dans le primaire. Dans le Finistère, le taux de participation à la grève a atteint 79,1 % dans le premier degré (contre 48,8 % dans l'académie). Il est de 56,4 % dans les collèges, 30,2 % dans les lycées professionnels, 34,6 % dans les lycées généraux et de 14,1 % au sein du personnel Atos (personnel technique de l'Éducation nationale).
D'autres manifestations sont prévues dans les jours à venir. Samedi 17 mai, un nouveau rassemblement est prévu pour défendre, en particulier, le service public de santé. Jeudi 22 mai, un appel est lancé autour du thème des retraites.
A Morlaix, dès 10 h 30, quelque 800 manifestants se sont réunis devant l'hôtel de ville pour écouter le discours comme de l'intersyndicale CGT, CFDT, FSU et Solidaires. L'essentiel du cortège qui s'est rendu à la sous-préfecture était composé d'hospitaliers et d'enseignants et de quelques lycéens. Une délégation a été reçue par la sous-préfète de Morlaix avant la dislocation du cortège vers 12 h 30.
Douarnenez. Le mouvement de grève a été bien suivi par les enseignants du public à Douarnenez, particulièrement dans les écoles maternelles. Dans plusieurs d'entre elles, aucun enseignant n'était présent. En primaire, mis à part à l'école Jules-Verne où le mouvement a été peu suivi, le nombre des grévistes atteint les 80 %.
À Carhaix, le mouvement de grève national a été suivi notamment dans l'éducation, mais il n'y avait pas de défilé dans les rues. Des centaines de personnes se sont toutefois réunies sur un autre sujet : la défense de l'hôpital, à l'occasion de son conseil d'administration.
Châteaulin. À la cité scolaire Jean-Moulin, 14 enseignants soit 41,35 % des professeurs, étaient hier en grève, principalement au collège. Quant au service minimum d'accueil mis en place par la municipalité pour pallier à la grève bien suivie dans les écoles primaires et maternelles, il a accueilli 36 enfants.
Quimperlé. Petite affluence dans la cité aux trois rivières où ils n'étaient qu'une petite centaine. La plupart des personnes mobilisées ayant rejoint le cortège de Quimper et certaines catégories de personnels préféraient garder leurs forces intactes en vue de la journée du 22 mai sur la question des retraites. Parmi les personnes rassemblées par la CGT, Sud et la FSU, des agents de l'ANPE très inquiets pour l'avenir, notamment en raison de la fusion avec l'Assedic.