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Hier soir, les militants du PS étaient invités à désigner leurs candidats aux sénatoriales. Et c'est aujourd'hui que l'ensemble des voix seront comptées au sein de la fédération finistérienne. Deux listes étaient présentées.
Mais avant même le résultat, les commentaires sont allés bon train dans les rangs brestois du parti à la rose. Manifestement, la désignation des candidats n'a pas été du goût de tout le monde. Au point que quatre secrétaires de sections brestoises du PS ont jugé utile d'adresser une mise au point aux militants. Sans se cacher derrière leur petit doigt.
Marc Coatanéa, Réza Salami, Franck Respriget et Pierre Karleskind reconnaissent ainsi que « jamais sans doute dans l'histoire de la fédération, le processus de désignation des candidats appelés à nous représenter au Sénat ne s'est déroulé dans un climat aussi difficile ». Mais ils défendent aussi la liste qui a emporté la majorité des voix au sein du conseil fédéral, et réfutent une logique territoriale du métier de sénateur.
Explication : « Nous refusons de nous inscrire dans une démarche de confrontation qui amènerait à jouer la carte de Morlaix contre celle de Brest, ou celle de Brest contre celle de Quimper, ou celle de Quimper contre celle de Quimperlé... Nous voulons des sénateurs qui défendent les intérêts du Finistère dans sa diversité urbaine et rurale, non ceux seulement du territoire qui leur a conféré leur statut d'élu local. »
« Manque de transparence »
Cette tentative d'explication n'a pas convaincu tout le monde. Thierry Fayret, conseiller municipal à Brest et vice-président de la communauté urbaine, déplore « l'opacité » dans la désignation des candidats. Un autre élu de Brest, Jean-Claude Lardic, maire-adjoint, y ajoute un manque « de sérénité et de démocratie ». Des critiques qu'épouse aussi Bernadette Abiven, une autre adjointe de la municipalité brestoise.
Et pendant ce temps-là à l'UMP, c'est encore le temps des calculs et des supputations. Louis Caradec, ancien maire de Plougonvelin (battu aux municipales) mais président des maires du Finistère, n'écarte pas l'idée de constituer une liste d'inspiration centriste. Pour l'instant, il se contente d'une réponse de Normand : « Je ne dis pas oui, je ne dis pas non ». Un peu comme Marcelle Ramonet (UMP), ancienne députée de Quimper (battue en 2007) et reléguée dans l'opposition du conseil municipal de Quimper après sa défaite aux municipales face à Bernard Poignant. Son nom a aussi circulé. « Je n'ai pris aucune décision », se borne-t-elle à dire. En ajoutant qu'elle se consacre aussi à sa mission au sein du Conseil économique et social. Nommée pour deux ans depuis le début de l'année, comme membre de section, elle bûche sur l'emploi des jeunes. Ce qui semble manifestement l'éloigner des sénatoriales.
Didier GOURIN.