Privés de porte-avions, les marins du Charles de Gaulle s'entraînent à terre
Les marins du Charles de Gaulle s'entraînent à la lutte anti-incendie sur un parking de la base aéronavale de Landivisiau. : Olivier Mélennec
Grutage d'un avion Rafale, transport de charge sous hélicoptère, lutte anti-incendie... Privés de porte-avions, une quarantaine de marins du Charles de Gaulle s'entraînent actuellement à terre aux manoeuvres de pont d'envol sur la base d'aéronautique navale de Landivisiau.Un pont d'envol fictif a été tracé au sol sur un parking de la base. Ses dimensions sont équivalentes à celles du pont d'envol du Charles de Gaulle (12 000 mètres carrés, soit 1,2 hectares). Il permet aux marins de s'exercer à manoeuvrer les avions dans un espace réduit. Dans les locaux attenants de la flottille 16F, des postes de commandement ont été aménagés. Ils communiquent par radio avec les hommes d'équipage qui se trouvent sur la piste d'envol.Baptisé "Carrier week", cet entraînement a lieu du 13 au 23 mai. C'est le deuxième du genre. Une troisième session est prévue en septembre prochain.Le Charles de Gaulle est actuellement indisponible pour cause de grand carénage à Toulon. Les entraînements à terre doivent réduire le délai nécessaire pour qu'il redevienne pleinement opérationnel une fois qu'il sera sorti de cette période d'entretien majeur.Cette forme d'entraînement à terre est inédite. Elle s'explique par le fait que la France ne dispose plus que d'un seul porte-avions depuis la vente du Foch au Brésil en 2000.