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Le passeport gourmands - édition Bretagne
Éric et Virginie Cantineau, créateurs de la PME Hoalen à Plouguerneau. Face aux géants KanaBeach, Oxbow ou encore Rip Curl, difficile de se faire une place au soleil dans les vêtements de surf (surfwear) quand on est une petite entreprise basée à Plouguerneau. Et pourtant, Hoalen a tenté le pari et est en passe de le réussir. Sa cible privilégiée ? Les hommes et les femmes âgés de 25 à 45 ans. Une véritable niche très peu exploitée.
Née il y a une année et demie, cette jeune société a sorti une première série de 23 modèles en juillet dernier. Elle s'est fort bien vendue. Depuis une semaine, la collection été est dans les rayons. Elle est nettement plus étoffée que la précédente avec une soixantaine de modèles différents. Le bleu gris et le rose lie de vin sont les couleurs prédominantes. Grande nouveauté : le short qui ne se mouille pas, imaginée par une société tricolore.
Courant juin, une petite série de T-shirts et de shorts « Surf club de France » devrait également être mise en vente. Elle est le fruit d'une collaboration avec Joël de Rosnay, biologiste français, ancien de l'Institut Pasteur, chargé de missions à la Cité des sciences de la Villette à Paris, et surtout grand amateur de surf.
En France, en Angleterre et au Portugal
« Par rapport aux objectifs que nous nous étions fixés à la naissance d'Hoalen, nous sommes dans les clous, indiquent Éric et Virginie Cantineau, la trentaine tous les deux. Nous disposons d'une soixantaine de points de vente en France, dont quatre à Brest et six dans le Sud-Finistère. Notre marque est aussi distribuée au Portugal et en Angleterre. Nous visons, maintenant, le marché espagnol. »
« Nous travaillons comme des fous »
La PME a également créé un emploi, depuis la mi-février, pour toute la partie marketing, comptabilité et relations avec les différents fournisseurs. Plusieurs stagiaires, férus dans le graphisme web, sont recherchés pour compléter l'équipe. La société Hoalen dispose, en outre, de nouveaux locaux dans le bourg de Lilia, depuis quelques jours.
Prudent, Éric Cantineau refuse de parler encore de réussite. « Cela fonctionne certes, mais Hoalen demeure très fragile. Il suffirait d'un été pourri pour que tout tombe à l'eau. Il faut cinq ans pour que la marque s'installe. Pour le moment, nous travaillons comme des fous. Nous ne sommes que trois. » Le design des vêtements, le graphisme et le choix des tissus sont faits directement à Plouguerneau. Une styliste se charge de la collection femme. La fabrication, elle, est sous-traitée en Inde, en Bulgarie et en Chine.
Afin de se faire mieux connaître, Hoalen s'est aussi lancée dans l'organisation et le soutien de plusieurs manifestations de surf. À la Torche, les 17 et 18 mai ; à Biarritz cet été... Sans oublier la deuxième traversée Ouessant-Portsall, samedi 19 juillet, en paddle board. Il s'agit d'une planche de surf de 3 à 6 m de long que les rameurs, en position allongée ou à genoux, font avancer à la force des bras. L'engouement pour ce sport est réel. À tel point qu'un Paddle tour est né, avec huit étapes le long du littoral.
Yves-Marie ROBIN.
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