DANS LA SÉRÉNITÉ, MALGRÉ TOUT. Cinq défaites en six matches et une élimination en Coupe de la Ligue. Le parcours des Brestois depuis plusieurs semaines a de quoi saper le moral du plus optimiste de leurs supporters. « Il faut parfois savoir travailler avec le poids des défaites qui s'additionnent. Il n'y a que comme ça, en faisant preuve de force mentale, que l'on peut inverser la tendance » avance Pascal Janin, pas plus soulagé que cela après les récentes déclarations de son président Michel Guyot, qui lui a clairement renouvelé sa confiance après l'échec de Boulogne (0-1). « Je sais ce à quoi mon poste est exposé quand les résultats ne viennent pas suffisamment rapidement. À un moment donné, la pression extérieure oblige les présidents à faire quelque chose, même s'ils n'y sont pas favorables. Moi, je travaille pour que l'on gagne le prochain match à Tours, ou du moins pour que l'on réussisse une bonne performance. M'inquiéter de mon sort serait stupide, déjà parce que cela ne changerait rien... »
LA ZONE ROUGE DANS LE RÉTRO. À force de distribuer les buts et les points, le Stade brestois s'est mis en danger, ne possédant aujourd'hui qu'une longueur d'avance sur les premiers relégables, Sedan et Reims. Et même s'il reste encore 30 matches à négocier, Janin souligne la nécessité de se tirer très vite de ce mauvais pas. « Quand le début est difficile, la saison l'est souvent aussi. Il faut donc nous extraire rapidement de ce bas de classement pour avoir à nouveau quelques ambitions de finir dans le premier tiers. Mais, pour le moment, ces ambitions sont bien loin. Aujourd'hui, l'urgence est de fuir cette zone qu'il n'est jamais bon de fréquenter trop longtemps. »
Pour y parvenir, ses hommes devront venir à bout ce soir d'un promu tourangeau à créditer d'un bon début de saison. « C'est une très belle équipe, bien équilibrée, avec des bons joueurs. J'ai vu plusieurs de leurs matches en vidéo, c'est vraiment du solide. Il y a de l'engagement, ça va vers l'avant... Dans le style, cela ressemble un peu à Nîmes, mais avec plus de qualités individuelles et collectives. »
SOUVENIRS... Formé à Tours, Alharbi El Jadeyaoui se fait une joie de retrouver la Touraine. « J'ai passé d'excellents moments à Tours, en jeunes et en National (2004-2005). C'est sous ce maillot que je me suis fait remarquer. C'est un club que je n'oublierai jamais. D'ailleurs, cet été, si Tours avait fait appel à moi, j'aurais bien réfléchi... »
Le milieu gauche du Stade brestois n'est sans doute pas le seul à avoir gardé de bons souvenirs du stade de la Vallée-du-Cher. Lors de leur dernière sortie tourangelle, le 18 mai 2007, les hommes de Pascal Janin étaient en effet allés s'imposer sur le score de 2-1, un penalty de Basile De Carvalho à la 89e minute scellant alors leur maintien en Ligue 2. Mais, dans le contexte actuel, un « petit » nul serait cette fois déjà une bonne chose...