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Les membres de la liste « Pour Brest, la gauche debout ! » ont proposé, samedi après-midi, une initiation au vélo à assistance électrique, place de la Liberté. Alors que le tramway, l'avenir des halles Saint-Louis ou encore la gestion de l'eau après 2012 divisent profondément les candidats aux municipales, le vélo à assistance électrique (VAE) parvient, quant à lui, à faire l'unanimité ou quasiment.
À gauche, au centre et à droite, ce mode de déplacement doux est mis en avant dans les programmes. Fortuné Pellicano souhaite, ainsi, lancer le « Vélibrest », des deux roues électriques financés par un groupe industriel spécialisé, « comme à Paris ». Le MoDem Mikaël Cabon n'est pas en reste, lui non plus.
« La paternité nous revient »
Au sein du groupe antilibéral « Pour Brest, la gauche debout ! », on se félicite évidemment de cette mobilisation en faveur de la bicyclette. Tout en rappelant que « la paternité de cette idée nous revient, précise Hubert Casel, numéro six de la liste. Au sein de l'équipe, nous sommes quatre à faire du vélo à assistance électrique tous les jours. On sait donc de quoi on parle. »
Des « engins » que toute la liste a souhaité faire tester aux Brestois, samedi après-midi, sur la place de la Liberté. L'engouement a été réel. Beaucoup les ont essayés dans les parages de l'hôtel de ville et du côté de l'avenue Clemenceau. Même Nicole Jouan, candidate du MoDem aux cantonales à Brest-centre, en campagne dans les parages, est venue se renseigner.
« On est sûr que cela marcherait »
« Notre volonté dans l'équipe est de transformer Brest en Amsterdam, poursuit Hubert Casel. Avec le VAE, les côtes de la rue de Siam ou de Jean-Jaurès deviennent des plats. C'est hyper agréable. Dès que l'on tourne les pédales, le moteur se met en route. »
« Pour Brest, la gauche debout ! » défend l'idée d'un « Vélib » électrique brestois financé par la mairie. « La Ville achète les deux roues, puis les Brestois les louent. Il faudrait démarrer avec 100 vélos. »
Les étudiants pourraient être les premiers utilisateurs. « On est sûr que cela marcherait. Mais il faut d'abord commencer par sécuriser les parcours. » Il y a, en effet, quelques endroits en ville et au port jugés assez périlleux : du côté de la Carène ou du pont de Recouvrance, par exemple.
« Il faut des pistes cyclables »
« Moi, je fais 14 km tous les jours, entre Bellevue et l'hôpital de Bohars où je travaille, note Bahar Jamshidi-Bourhis, numéro trois de la liste « Pour Brest, la gauche debout ! ». Je mets un quart d'heure, c'est tout, avec le vélo à assistance électrique. C'est hyper confortable. On ne sent pas du tout le poids de la batterie. »
La pluie et le vent ne semblent pas être des handicaps majeurs. Tous se sont équipés de vêtements adéquats pour quelques euros, au cas où. « Le plus dangereux, ce sont les voitures. Il suffirait donc de quelques pistes cyclables pour que tout soit parfait. » Un chantier que plusieurs candidats ont également mis dans leur programme.
Yves-Marie ROBIN.