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Le passeport gourmands - édition Bretagne
« Il y a encore des grévistes au service de la collecte des déchets ménagers », indique Patrick Chenard, directeur général adjoint à BMO, Brest métropole océane.
Le conflit porte sur une prime de 80 € dont ne bénéficient pas les nouveaux embauchés. Ils sont 36 sur 136 agents du service de la collecte des ordures ménagères. (voir Ouest-France des jours derniers).
Mercredi dernier, l'ordonnance du président du tribunal de grande instance d'interdire aux grévistes de bloquer le Spernot avait sans doute refroidit quelques ardeurs : 24 camions bennes sur 27 le matin étaient sortis normalement et cinq sur cinq l'après-midi.
Le mouvement a, malgré tout, repris vendredi, jeudi étant férié. Sur les 69 agents prévus à l'effectif, 35 faisaient grève, trois débrayaient pour une heure et 26 étaient au travail. Et sur les 15 qui devaient être à l'embauche l'après-midi, trois faisaient grève.
« Il n'y a jamais eu blocage »
« C'est plus posé aujourd'hui », constate Patrick Chenard qui rappelle que, vendredi prochain, une réunion se tiendra avec l'ensemble des organisations syndicales dans le cadre des négociations concernant le régime indemnitaire global.
Réunion à laquelle Bruno Choisne, responsable FO à BMO tient à ce « que soit inscrit à l'ordre du jour le point spécifique de la collecte ».
Le syndicaliste ne voit toujours pas en quoi les modalités de l'organisation de la grève sont considérées par BMO comme illégales : « Nous avons bien déposé un préavis de grève », insiste t-il.
Et Bruno Choisne de revenir sur la question du blocage du Spernot qu'il conteste, constat d'huissier en main : « Il n'y a jamais eu blocage ! » Le piquet de grève installé devant ? « C'était pour discuter avec les chauffeurs. »
Un manque à gagner pour les grévistes
Tickets de pesée en poche, le délégué syndical reproche également que les camions soient en surcharge : « Ce qui fait courir des risques aux agents de la collecte », dit-il.
En attendant, ce qui est sûr, c'est qu'il y aura un manque à gagner pour les grévistes. L'employeur le leur rappelle dans un courrier : « Les heures de grève effectuées depuis le 2 mai ne seront en aucun cas rémunérées ou récupérées. »
Du reste, BMO estime « qu'il y a une incohérence à ce que les grévistes soient payés en heures supplémentaires pour les tournées de rattrapage dès lors qu'il est décidé que le rattrapage de ces tournées non effectuées se fera, à l'issue du mouvement, quelle qu'en soit la durée, par les agents dans le cadre de leurs horaires habituels. Et, si nécessaire, avec des moyens complémentaires aux effectifs du service. »
Sophie MARÉCHAL.
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