Le ministre salue les marins de la Jeanne d'Arc
Sur le quai, avant le départ, malgré le froid qui pique, c'est le temps des bisous et des au-revoir.
Hier, le navire-école a quitté Brest pour sa 43e campagne en présence du ministre de la Défense, Hervé Morin. Dans un froid sibérien, les marins ont dit au revoir à leurs familles.
Le départ de la
Jeanne d'Arc en
images !
Ciel plombé et froid sibérien. À bord de la Jeanne d'Arc, les marins en tenue d'apparat se tiennent stoïquement au garde-à-vous. La musique de la Flotte salue l'arrivée d'Hervé Morin, le ministre de la Défense. Il passe rapidement l'équipage du navire-école en revue.Cela fait neuf ans qu'un ministre de la Défense n'est pas venu assister au départ de la Jeanne. Compte tenu de la température glaciale, Hervé Morin fait court dans son allocution aux 123 officiers élèves rassemblés sur le pont d'envol.Ceux-ci partent pour près de six mois afin de parfaire leur formation maritime. Le ministre les invite à vivre pleinement cette « mise à l'épreuve ». Il souligne l'importance pour la France d'avoir une présence forte sur toutes les mers du globe. « Quiconque est maître de la mer a un grand pouvoir sur la terre », rappelle-t-il en citant le cardinal de Richelieu. Celui-là même qui fit de Brest un port militaire.Issus de l'École navale, les officiers élèves sont les futurs cadres de la Marine. Hervé Morin apprécie particulièrement leur « positive attitude ». « Ils ont une bonne tête. On les sent sains, heureux, enthousiastes. Ils ont envie de servir leur pays. C'est un beau message que l'on n'entend pas si souvent. »Près de 900 marins, au total, sont embarqués sur la Jeanne d'Arc et sa frégate d'accompagnement, le Georges Leygues. Sur le quai, avant le départ, malgré le froid qui pique, c'est le temps des bisous et des au-revoir.Le second maître Nicolas Lambert, 27 ans, serre dans ses bras Roxanne, son épouse, et Erwan, 4 ans, son fils. C'est son deuxième embarquement sur la Jeanne. « Le départ et la séparation, on connaît », reconnaissent-ils. Ce qui n'empêche pas un sentiment de déchirement. « Pour moi, le plus dur, c'est quand le bateau quitte le quai », indique Roxanne. Nicolas, lui aussi, aura sans doute son petit moment de blues. Mais plus tard. « Pour moi, le plus difficile, ce sont les deux derniers mois. Quand la Jeanne entreprend le chemin du retour... »Ils communiqueront par mails, par lettres, ou par téléphone lors des escales. « Un petit coup de webcam, ça remonte le moral... »Il est 12 h 30. La Jeanne d'Arc largue les amarres. Prochaine escale, New York le 28 décembre. Les marins passeront le Nouvel An sur Broadway. Sacrés veinards !Olivier MÉLENNECet Laurence GUILMO.Photos Vincent MOUCHEL.
Ouest-France