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La goélette « Étoile » lors du Spi Ouest-France à La Trinité-sur-Mer. Dans des conditions difficiles, le voilier-école de la Marine a assumé sa mission de représentation. : Vincent Mouchel.La goélette Étoile n'est pas une pièce de musée. À soixante-quinze ans bien sonnés, le voilier-école de la Marine nationale l'a prouvé tout le week-end de Pâques à La Trinité-sur-Mer, où se déroulait le Spi Ouest-France, ainsi que sur le chemin du retour vers Brest.
Météo défavorable avec des vents atteignant près de 100 km/h, marins pêcheurs invités de la dernière heure... À la Trinité-sur-Mer, l'Étoile a rencontré des éléments contraires qui ne l'ont pas empêché de remplir sa mission de représentation. « Le départ avait été trop facile, sourit le « pacha » de l'Étoile, Patrice L'Hour. En une seule journée, nous avions effectué à la voile le trajet de Brest à Belle-Ile. »
Dimanche, le voilier a accompagné la flotte des voiliers avec, à son bord, le chef d'état-major de la Marine, l'amiral Pierre-François Forissier, et ses invités. Le vent soufflait encore à 80 km/h. « On a fait comme d'habitude, raconte Patrice L'Hour. Tout le monde a participé à la manoeuvre. Cela a permis à ceux qui ne connaissaient pas notre milieu de voile rude d'apprécier la robustesse de nos goélettes et les valeurs que nous communiquons aux élèves de la Marine. »
À quai, la goélette a accueilli près d'un millier de visiteurs. L'occasion d'admirer les bois vernis, les cuivres astiqués et les cordages lovés sur le pont.
En revenant vers Brest, la goélette a connu à nouveau du gros temps avec une mer de 5 à 6 et un vent soufflant du nord-ouest à près de 60 kilomètres-heure. Après une première étape qui l'a mené à Bénodet, l'équipage a été mis particulièrement à contribution la journée suivante, progressant difficilement en raison des conditions météo.
« Ce fut un bon test pour le matériel et le personnel, commente Patrice L'Hour. Nous avons aussi montré aux élèves combien la mer est puissante. »
Lors de cette deuxième étape, une panne de GPS à l'arrivée de nuit à Audierne a corsé la tâche de l'élève officier chargé du quart. Il a dû rentrer dans le port de Sainte-Evette en calculant sa position grâce aux points par relèvement et aux points radar. Une bonne leçon dont il se souviendra.
« Si tout tombe en panne, il faut toujours être capable de se repérer grâce aux méthodes de navigation traditionnelles », souligne Patrice L'Hour.
Enfin une troisième étape plus tranquille, effectuée au moteur en raison d'un « temps de curé », a ramené l'Étoile au bercail. Une journée pour aller, trois pour revenir. La mer reste imprévisible.
À Brest, une bonne surprise attend l'équipage sous la forme d'un message du chef d'état-major de la Marine. L'amiral Forissier souligne la « démonstration de savoir-faire maritime » dans des conditions difficiles à La Trinité. Il salue un équipage dont « l'enthousiasme et le sens marin font honneur à la Marine ». Un beau compliment aussitôt affiché dans les carrés.
Olivier MÉLENNEC.
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