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Il a rappelé que, par deux fois, en 1991 et en 1998, la Ville de Brest avait organisé une concertation sur la question. Et qu'à chaque fois, la semaine de quatre jours et demi, avec samedi matin, avait été choisie. C'est dire si la décision du ministre Xavier Darcos de supprimer l'école du samedi matin n'est pas la bienvenue à Brest. Surtout qu'il faut aussi prendre en compte la réduction du temps hebdomadaire à 24 heures au lieu de 26, et deux heures de soutien hebdomadaire sur le temps scolaire pour les élèves en difficultés.
Cette configuration brestoise est minoritaire dans le département puisqu'elle ne concerne que les secteurs de Brest, Lannilis, Ploudalmézeau et Saint-Renan. Partout ailleurs (y compris Guipavas et le Relecq-Kerhuon), c'est la semaine de 4 jours qui s'applique.
Pour beaucoup, la solution la plus simple consiste en l'école de quatre jours. Mais la préférence de la municipalité irait à la semaine de quatre jours et demi, comprenant le mercredi matin. « C'est la plus compliquée, mais elle est celle qui convient le mieux à l'enfant. »
9 h-12 h et 14 h 15-16 h 30
Les enfants auraient école de 9 h à 12 h et de 14 h 15 à 16 h 30, et le mercredi matin, de 9 h à 12 h. Principaux avantages : allégement de la journée de classe, facilité de redéploiement pour les 400 agents communaux de la Ville, continuité du rythme pour les élèves, et intégration facile du soutien scolaire. Ce dernier point pose un gros problème dans le cadre de la semaine de quatre jours : il aurait lieu le mercredi matin et pour les seuls élèves volontaires. « Ils seraient stigmatisés », se sont émus des parents et des enseignants, estimant qu'une telle hypothèse ne serait pas viable pour le soutien.
Les inconvénients : un surcoût estimé entre 200 000 et 500 000 € par an pour la collectivité car la cantine serait assurée le mercredi midi (la semaine de 4 jours coûterait 50 000 € de moins) ; et d'importantes modifications d'organisation pour les centres de loisirs (dont bénéficient 800 Brestois) et les associations culturelles et sportives.
Cette demi-journée d'école pourrait poser problème aux parents qui travaillent. Car qui gardera l'enfant l'après-midi ? Ce qui rejoint le même problème de l'avancement de l'heure de la fin de l'école à 16 h 15 au lieu de 16 h 45. Les adultes terminent rarement leur travail à cette heure précoce.
Marc Sawicki propose de renforcer le lien entre les écoles et les structures faisant du périscolaire, centres de loisirs et maisons de quartier. Les enfants pourraient s'y rendre après la classe. Ou bien des associations pourraient intervenir dans les écoles. Le prix de la garderie pour les familles pourraît être modifié : non plus un forfait mais un coût au temps réel passé.
Il a aussi été question de la « nécessaire harmonisation » entre l'enseignement catholique et la ville. Brest compte un peu moins de 8 000 enfants dans les écoles laïques et 4 000 dans les privées, soit un tiers des élèves. Il semblerait que la Direction diocésaine, non invitée au débat, s'achemine vers la semaine de 4 jours. Pour l'adjoint, il y a urgence : « Nous allons la contacter dès lundi ».
Laurence GUILMO.
- Prochaines réunions : mardi 20 mai, à 18 h, à l'ancienne bibliothèque de Bellevue ; mercredi 21, à 18 h, à la mairie de quartier des Quatre-Moulins ; vendredi 23, à 18 h, à la mairie de quartier de l'Europe.