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Le passeport gourmands - édition Bretagne
Il y a à Brest, estime Marie Coquil, chorégraphe et directrice de la compagnie Pour un Soir, « de la place pour un troisième festival de danse » qui s'insère entre les Antipodes avec ses artistes indisciplinaires à la dimension clairement européenne désormais, et les Dits de danse où se rencontrent des compagnies chorégraphiques d'amateurs venus de toute la Bretagne.
Le festival La Becquée, dont la deuxième édition est prévue du 12 au 17 mai prochains, vient donc « compléter le paysage chorégraphique » parce que, poursuit Marie Coquil, « on n'a pas tout dit et on n'a pas tout vu de la danse à Brest ». Les moyens sont limités. Si la ville de Brest et le conseil général apportent leur soutien, ainsi que Musiques et danses en Finistère tout comme Musiques et danses en Bretagne, il n'en est pas de même pour la Région qui ne veut voir dans La Becquée qu'un outil de diffusion.
« Laboratoire d'idées »
Ce que conteste Marie Coquil : « Nous ne sommes pas dans l'achat de spectacles. Ce que l'on propose aux compagnies de danse qui participent au festival, ce sont des conditions techniques professionnelles, légères mais réelles, qui leur permettent d'expérimenter. Il y a toujours un travail préalable avec elles quand elles viennent au festival. On ne plaque jamais un spectacle comme ça. Nous nous voulons laboratoire d'idées, lieu d'échanges. Nous ne sommes pas une vitrine. »
La Becquée conserve les principes édictés lors de la première édition. « L'an dernier, c'était un coup d'essai pour voir s'il y avait de la place pour ce festival, tant auprès du public que des compagnies. Celles-ci ont apprécié l'accueil et l'échange. Cela nous a confortés dans notre projet. » Les organisateurs conservent donc les mêmes principes : chaque jour, une action, un lieu, une identité propre à chacune des cinq journées.
Et pour lancer le festival, un tremplin dès le lundi 12 au soir, où quatre compagnies en voie de professionnalisation, venues du Finistère et des Côtes-d'Armor, vont pouvoir montrer leur travail. Elles ouvriront la voie aux neuf autres compagnies invitées au fil des cinq journées de la Becquée à venir à la rencontre du public « à travers des propositions insolites qui sont, pour certaines, uniques et inédites pour le festival ».
Marie Coquil n'est pas peu fière de compter également dans les participants au festival le chorégraphe Claude Brumachon, « dont ce sera la première venue à Brest ». Le patron du centre chorégraphique national de Nantes adapte pour l'occasion huit des duos qu'il a créés depuis 1988 et sera, ainsi que son assistant Benjamin Lamarche, sur la scène de l'Avel-Vor pour les interpréter avec quatre autres danseurs et danseuses en clôture du festival.
Josiane GUÉGUEN.
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