Vendée Globe 2008 - C'est reparti pour un tour !
Roland Magdane
Alister
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Co-voiturage













À défaut de rayons de soleil et d'hibernation possible, il reste des substituts, comme les ampoules lumière du jour. L'exposition régulière à une lumière artificielle qui émet un spectre lumineux proche de celui des rayons du soleil, c'est la luminothérapie.
À Brest, l'idée plaît. Patron de Technic Lumen, commerce qui vend toutes sortes de lampes et d'ampoules, Bernard Gillet n'a « plus que quelques exemplaires d'ampoules lumière du jour ». Et les Brestois ne sont pas les seuls à raffoler de ces ampoules qui renvoient une lumière très blanche, puisque son fournisseur « est en rupture de stock. Il faudra encore attendre deux mois avant de pouvoir en recommander. » Un engouement que Bernard Gillet explique par « un manque de soleil que les gens essaient de combler ».
La lumière,antidépresseur naturel ?
Ces ampoules, qui viennent du Canada et des pays nordiques, se font peu à peu connaître en France. C'est ce qu'explique également Sylvie Esnault, neurologue à l'hôpital Morvan. « Les habitants des pays nordiques connaissent depuis longtemps la luminothérapie pour compenser le manque de lumière naturelle, rappelle-t-elle. Les écrans de luminothérapie permettent de pallier le manque de lumière par mauvais temps prolongé, ou en hiver du fait de la courte durée du jour, chacun étant plus ou moins sensible au manque de lumière : l'efficacité est évidemment réelle et efficace. »
À Technic Lumen, certains clients viennent sur le conseil de leur médecin. « Des personnes qui sortent juste de l'hôpital, qui sont en convalescence en ont besoin pour reprendre des forces. » Ceux qui aiment se réveiller en douceur ont même remplacé leur vieux réveil par un simulateur d'aube, procédé qui reste encore coûteux (généralement entre 100 et 200 €). Ou comment se lever avec la lumière du soleil avant l'aube.
Nadine fait partie des adeptes des ampoules lumière du jour. Équipée depuis quelques mois, elle sent bien la différence par rapport aux ampoules classiques. « Cela procure une sensation de mieux-être. Pour ceux qui n'ont pas pu partir dans un pays chaud faire une cure de soleil cet été, le manque d'exposition au soleil commence à se faire sentir, raconte cette Brestoise qui est restée dans la région pendant les vacances. Les quelques jours d'été indien que l'on vit actuellement à Brest ne rattrapent pas tout. Pour recharger ses batteries avant l'hiver, les lampes aident à surmonter les petits coups de blues. Ça rebooste. » Mais attention, rappelle Sylvie Esnault, « on peut très bien être très sensible au manque de lumière sans pour autant avoir une dépression saisonnière ».
Pour d'autres, c'est surtout la peau qui n'a pas eu son quota de soleil et d'après-midi étendu sur la plage. « Les gens qui n'ont pas pu partir dans un pays ensoleillé cet été sont venus très nombreux à faire des UV, explique-t-on au Spa, rue de la 2e DB. Quand il ne fait pas beau, les clients nous disent avoir besoin de faire quelques séances, pour se sentir mieux. L'affluence se calme tout juste. » Il faut dire que le soleil est réapparu il y a quelques jours. Mais de là à recharger complètement ses batteries...
Naëlle LE MOAL.