King Guillaume va débarquer en pays de Brest
Trois des cinq acteurs principaux de « King Guillaume, un peu moins conquérant » : Isabelle Nanty, Florence Foresti, Omar. Ils seront accompagnés par Pierre-François Martin-Laval et Pierre Richard.
Durant cinq semaines, plusieurs comédiens célèbres vont tourner un long-métrage à Lannilis, Porspoder et Brest. Premières prises le 19 mai.
Ce ne sera pas Hollywood, mais presque ! Du lundi 19 mai au vendredi 20 juin, durant cinq semaines, Brest et son pays serviront de cadre au tournage d'une « superproduction » à la française. Derrière et devant les caméras ? Pierre-François Martin-Laval, alias Pef, un ancien de la troupe des Robins des bois sur Canal +. Ce sera là son deuxième long-métrage, après le joli succès d'Essaye-moi, il y a maintenant deux ans.
Pour cette nouvelle oeuvre baptisée King Guillaume, un peu moins conquérant, le comédien-réalisateur a décidé de s'inspirer assez librement de la bande dessinée Panique à Londres de Rochette et Pétillon. Une histoire complètement loufoque et drôle qui se déroule dans une ville imaginaire et sur une île entre la France et l'Angleterre.
Pierre Richard et Florence Foresti
Les premières prises seront tournées, durant deux ou trois jours, dans le château de Kerouartz à Lannilis. Du 22 mai au 4 juin, l'équipe prendra, ensuite, ses quartiers à Porspoder, sur la très belle presqu'île Saint-Laurent.
Début juin, tous mettront enfin le cap sur Brest pour encore deux semaines de travail. Les scènes d'intérieur seront, quant à elles, enregistrées dans un studio à Paris.
Les 19 et 20 mai, les comédiens Florence Foresti et Pierre Richard séjourneront à Lannilis. Une semaine plus tard, à Porspoder, puis dans la cité du Ponant, ils seront rejoints par Isabelle Nanty et Omar, du « Service après-vente des émissions », programmé chaque soir sur Canal +.
Recherche Anglais et grand black
Tous seront, évidemment, logés dans la région, à l'hôtel ou dans des gîtes loués par la production. De quoi donc dynamiser l'économie locale juste avant la saison estivale. « Un tournage, c'est toujours beaucoup de monde à nourrir et héberger, explique Myriam Haquin, chargée du casting figurants. Cela crée forcément de l'emploi. Ainsi, le régisseur adjoint est un Breton. Plusieurs décorateurs locaux travaillent aussi pour Pef. Par ailleurs, il a été fait appel à une entreprise de travaux maritimes pour renflouer une épave... »
Sans oublier les figurants. Une petite centaine ont été recrutés. Leur journée sera rémunérée 92 €. Plus de 400 candidatures ont été reçues par courrier ou e-mail. Il a donc fallu faire des choix. « Tout n'est pas encore bouclé, poursuit Myriam Haquin. Je suis à la recherche de la doublure d'Omar. Un grand black. J'ai sollicité des basketteurs, mais ils ont décliné l'offre. »
Trois ou quatre jeunes ou adultes, tous d'origine anglaise, âgés entre 20 et 40 ans, seront également les bienvenus sur le plateau. « Ce sera pour des scènes tournées à l'hôpital Morvan. L'un des bâtiments sera transformé en HLM de banlieue. Y cohabiteront, une famille pakistanaise, une femme indienne et les fameux Anglais un peu punk, notamment. Il me faut les dénicher. »
Pour Michel Guilloux, chargé de l'accueil des tournages à l'association lorientaise Films en Bretagne, King Guillaume, un peu moins conquérant fera date dans l'histoire du cinéma en Bretagne. Au même titre, bien évidemment, que L'Équipier (à Ouessant) ou encore Western (dans le Pays bigouden). Pef voulait ardemment venir dans la région. Ses producteurs aussi. Ces derniers possèdent une maison à Locquirec, près de Morlaix.
Tro Breizh
« Nous avons donc fait un Tro Breizh, entre Belle-Île et les Côtes-d'Armor, pour trouver les sites idéaux. Au départ, les photos que j'avais prises de la presqu'île Saint-Laurent n'ont pas emballé le réalisateur. Et puis si, en fin de compte... Nous sommes sur un tournage assez important. » Cinq semaines de présence, c'est long en effet. En général, les grosses productions ne passent que quelques jours en Bretagne.
Yves-Marie ROBIN.
Ouest-France