Vendée Globe 2008 - C'est reparti pour un tour !
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À Plougastel-Daoulas, des habitants agacés attendent une réponse rapide. Avoir l'ADSL ou déménager
« Certains week-ends, lorsque je dois échanger des fichiers par Internet avec des collègues, je dois me rendre à Brest. » Le mari d'Agnès Vaillant, plus radical, parle même de déménager si la situation n'évolue pas rapidement.
« Aujourd'hui, le critère de l'ADSL devient décisif pour l'achat immobilier. Les gens n'hésitent pas à privilégier une commune qui est mieux équipée », poursuit la résidante de Lanildut particulièrement active sur le front de la lutte contre les « zones blanches de l'ADSL » dans sa commune. Lanildut, même si elle est la plus concernée des communes de la communauté de communes du pays d'Iroise (CCPI) n'est pas seule dans ce cas.
À Plougastel-Daoulas aussi, sur le territoire de Brest métropole océane, ça râle. « On est sous-équipé, on est sous-ravitaillé. Malgré les promesses faites, on attend toujours l'ADSL dans notre secteur. » Celui qui exprime ainsi son agacement n'est autre que le président de l'Amicale de la pointe d'Armorique, Yves Lothou.
À Kerdeniel où il réside, tout comme à Sainte-Christine ou encore à Lanvrisan, nombreux sont les villages de Plougastel-Daoulas qui n'ont pas accès au haut débit. Et cela ne va pas sans poser de problèmes : « J'ai mis près de quatre heures pour télécharger un logiciel », témoigne un des membres de l'Amicale.
« Il me faut parfois cinquante minutes d'attente pour recevoir mon courrier », reprend le président. Certains, pour des raisons professionnelles, ont dû s'équiper d'un matériel coûteux. Mais si la réception était meilleure, lorsqu'il fallait expédier des documents, « c'était galère. » Tous regrettent également de ne pouvoir recevoir la télévision par ADSL ou bénéficier du téléphone illimité par Internet.
Réunions publiques, enquête
Enfin, le manque de logique dans la distribution surprend de nombreux habitants. Parfois, un village voisin bénéficie de ce système alors qu'à 500 m de là, on utilise encore les bonnes vieilles méthodes. Une réunion en mairie est prévue par Brest métropole océane à la mi-septembre, pour annoncer l'arrivée d'un nouveau système sans fil genre Wif-Fi ou Wimax.
À Lanildut, où une réunion publique sur le thème a eu lieu à la mi-juillet, on attend le résultat de l'enquête lancée par la communauté de communes du pays d'Iroise sous forme d'un questionnaire remis dans les boîtes à lettres pour faire le recensement exact de la situation. Et un tract circule, posant le constat et les conséquences.
Le constat, c'est, par exemple, l'impossibilité à la capitainerie du port, qui n'a pas accès au haut débit, d'afficher régulièrement la météo du jour. Les conséquences sont d'ordre économique : difficile, voire impossible, d'attirer de nouvelles entreprises et d'assurer le développement des entreprises existantes, surcoût important des factures de France Télécom pour un service « déplorable ».
« Les habitants de Lanildut ne peuvent plus attendre, déclare encore le tract. En parallèle aux démarches en cours nécessaires auprès du conseil général qui aboutiront au plus tôt dans trois ou quatre ans, nous attendons une mesure de solidarité clairement affichée et financée par le conseil général. » La prise en charge des 400 € que coûte un satellite par exemple : le département de l'Orne vient de décider une telle mesure.