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Stade Brestois

Édition du samedi 15 septembre 2007

Henri Pallier, maire de Guipavas : « Oui aux investisseurs privés pour le grand stade de foot »

De Henri Pallier, maire de Guipavas. « Depuis de nombreuses années, il est question d'un nouveau stade de foot à Brest. Au départ, ce projet était porté par la ville de Brest. Aujourd'hui, il est devenu communautaire et s'inscrit dans la Programmation pluriannuelle des investissements, mais sans crédits significatifs inscrits avant 2011, au mieux.

« Nous savons très bien que notre communauté urbaine ne peut pas engager, actuellement, 70 millions d'euros pour ce projet de stade. Elle n'en a pas les moyens financiers à court terme. Aussi, il convient de dire, qu'aujourd'hui, le grand stade de foot n'est pas la priorité des priorités pour Brest métropole océane.

« Sur ce projet, comme dans d'autres domaines, je ne partage pas du tout la politique non prospective de la communauté urbaine. Cela ne conduirait qu'à bâtir un seul stade, l'un des plus petits des clubs professionnels de Ligue 1 et Ligue 2. Il ne servirait, de surcroît, que 25 soirées par an.

« Pour ma part, depuis toujours, je souhaite et j'aspire à un stade de 30 000 places aux normes internationales, inséré dans un très vaste complexe socio-économique rattaché aux sports et aux loisirs. Il vivrait toute l'année, en synergie avec les investisseurs et les partenaires associés au projet.

« Ce « business-centre » pourrait intégrer, à la fois, un parc de loisirs avec des salles de réception, des espaces de rencontres, de détente et d'échanges ; une crèche d'entreprise au coeur d'une zone d'emploi de 3 000 à 5 000 personnes sur 1 km de rayon. Un tel « business-centre » serait très attractif et porteur d'une image moderne et dynamique, et répondrait aux besoins de la vie sociale des habitants.

« De plus, notre communauté urbaine y trouverait son compte grâce à de nouvelles rentrées fiscales dont elle a grand besoin, avec aussi à la clé un développement potentiel de nouvelles synergies pour tout le Pays de Brest. Là aussi, nous jouerions gagnant-gagnant.

« Le partenariat privé-public (voire 100 % privé) me paraît incontournable. En effet, en matière de grands projets, les collectivités n'ont pas vocation à tout faire. Aussi, le grand stade de foot ne doit pas être construit avec les deniers des seules collectivités et surtout des seuls contribuables des huit communes de BMO.

« À l'inverse, les grands investisseurs privés, avec leur culture d'entreprendre performante, ont un savoir-faire de haut niveau, à même de concrétiser des projets ambitieux et novateurs de cette nature. Cela se fait ailleurs. Brest doit aussi saisir cette belle opportunité. Comme le président du Stade brestois et ses principaux partenaires que j'ai rencontrés et qui partagent ma vision d'avenir, je répète que nous devons bâtir un ensemble multifonctionnel d'envergure.

« Des stades en synthétique au profit des clubs »

« Je suis donc favorable à 100 % aux propositions formulées par les grands groupes économiques et financiers. Nous aurions, alors, l'un des plus beaux et grands stades de France, pour beaucoup moins cher. Avec à la clé, grâce aux économies réalisées par Brest métropole océane, la possibilité d'offrir à chaque commune de BMO, via des fonds de concours, des stades en synthétique au profit de ses clubs et écoles de foot respectifs. »

« La ville de Guipavas a été saisie, le 30 avril 2007, pour que son conseil municipal propose un site d'implantation. Afin de pouvoir se déterminer, il est nécessaire que les élus tiennent compte de plusieurs éléments et paramètres liés à ce projet. Tout d'abord, en fonction de la formule de construction choisie, le besoin de surface doit être précisé. Ensuite, le lieu de construction doit être analysé, afin de ne pas provoquer de nuisances aux quartiers urbanisés de Coataudon, Tourbian et alentours.

« La question des flux de circulation doit aussi être analysée de près, afin de ne pas perturber plus encore ces quartiers, ni compliquer la saturation du giratoire de Quélarnou, qui sera évidente après l'ouverture d'Ikéa. Nous devrons être très attentifs à tous ces points et proposer un site adapté, qui soit facile d'accès, tout en privilégiant la mutualisation des parkings. Si le concept privé-public est retenu pour être installé sur plusieurs dizaines d'hectares, il conviendra de demander aux investisseurs de restructurer le schéma des voiries. Là aussi, les collectivités et les habitants y trouveraient leur compte.

« Puisque nous sommes sollicités pour donner notre accord à un superbe complexe qui serait réalisé avec d'importants capitaux privés, il faut tout de suite dire oui et se réunir ensemble. Dès aujourd'hui, je suis prêt à apporter à contribution. Avec cette solution, au lieu d'attendre 2016 ou 2018, nous pourrions bénéficier d'un nouveau et beau stade dans quatre ans. Sans botter en touche, remettons la balle au centre et saisissons la proposition qui nous est faite. Sinon le super-stade se fera ailleurs. »• Et vous, qu'en pensez-vous ? Donnez votre avis !

Ouest-France

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