Astropolis
Festival du Bout du Monde
Fête des Bruyères
Concours « Vos plus belles photos de vacances »
Vos plus belles photos de bateaux !
Vos plus belles photos de Brest et ses environs !
Webcam
Co-voiturage





Festival Jazz in Langourla
Anthony Le Gall a fait une bonne entrée en jeu vendredi soir, et sa complicité sur le terrain avec Romain Poyet promet beaucoup. : Loïc L'HuillierUNE VICTOIRE DANS LA DOULEUR. Si le Stade brestois n'a pas vraiment brillé vendredi soir, il a assuré l'essentiel, en s'en remettant à un but de renard de Romain Poyet. Il faut aussi souligner qu'Amiens s'est montré très résistant derrière, à défaut d'exister offensivement. « J'étais relativement satisfait de la première mi-temps, même si on n'avait pas eu énormément d'occasions, explique Pascal Janin. Amiens était bien en place, mais par rapport à la série de matches qu'ils venaient d'enchaîner (cinq en quinze jours), je me doutais que cela allait devenir plus difficile pour eux. »
Les 45 dernières minutes ont en effet été plus probantes, avec encore une bonne entrée d'Anthony Le Gall, bien que les Brestois aient encore péché dans la dernière passe. « On ne joue pas pour avoir des occasions, mais pour gagner des matches, lance le coach breton. Si une seule suffit, c'est bien ! Amiens, ce n'est pas n'importe qui. Ils sont toujours en course en Coupe de France, et s'ils sont mal-classés en championnat, c'est dû à leur mauvais début de championnat. »
La fin de match l'a d'ailleurs prouvé : sans un grand Steeve Elana, Brest se serait contenté d'un point : « Le match se joue à pas grand-chose, car Amiens a eu deux ou trois possibilités de revenir. On a souffert dans les derniers instants, mais on a la chance d'avoir un très bon gardien. »
UN BOND AU CLASSEMENT. Un concours de circonstances très favorable (Angers a fait match nul, Bastia et Sedan ont perdu) a permis au Stade brestois de grimper à la 6e place, en attendant le résultat d'Ajaccio à Grenoble (lundi).
L'objectif du club, le fameux « premier tiers du classement », est donc enfin atteint, mais les positions restent très resserrées. « Si on n'avait pas pris ces trois points, on restait englué dans le ventre mou, souligne Pascal Janin. Cette victoire est donc importante avant d'aborder les trois derniers matches, cela va apporter une motivation supplémentaire. C'est très satisfaisant de se retrouver dans cette position, j'espère donc qu'on arrivera à se maintenir à cette place. »
Le Stade brestois, qui bénéficie d'un calendrier plutôt favorable (Châteauroux et Angers n'ont plus grand-chose à craindre ni à espérer, et Boulogne paraît prenable à Le Blé), peut même lorgner sur la 5e place de Clermont : « Nous ne sommes qu'à trois points, nous pouvons donc peut-être encore améliorer notre classement. »
POYET-LE GALL, UN DUO PLEIN DE PROMESSES. Au fil des matches, une belle complicité s'est installée sur le terrain entre Romain Poyet et Anthony Le Gall. Le joueur prêté par Dijon est en effet un extraordinaire point d'appui pour le jeune attaquant, toujours aussi à l'aise lors de ses entrées en L2. « Anthony a compris le jeu de Romain », appuie Pascal Janin, qui cette fois-ci a offert une mi-temps entière à la coqueluche de Le Blé : « Je veux le mettre en condition petit à petit, car je veux être sûr, et il l'a prouvé, qu'il peut s'intégrer facilement dans un groupe pro. Contre Amiens, comme Jonathan (Ayité) avait fait un bon début de match, mais avait eu du mal en fin de première mi-temps, j'ai saisi l'occasion. »
S'il a encore beaucoup de choses à prouver, Anthony Le Gall a une nouvelle fois montré qu'on pouvait compter sur lui. Les supporters attendent donc avec impatience l'officialisation d'un accord entre le club et le joueur amateur, qui ne doit pas manquer de sollicitations.
Même chose pour Romain Poyet, auteur de son 5e but en douze matches avec Brest, à qui il reste un an de contrat avec Dijon : « Sur son jeu aérien, il est très important. S'il pouvait rester chez nous, les autres joueurs pourraient encore s'adapter un peu plus à son jeu, et profiter davantage de ses déviations. On va donc se battre pour le garder. »
Thomas GUILLAUME.