Football : Ollé-Nicolle : « Brest est une terre de football »
L'entraîneur clermontois, Didier Ollé-Nicolle est dans l'obligation de reconstruire un groupe. Il attend des compétiteurs, demain, pour affronter Brest : « une bonne équipe de Ligue 2 ». : PQR/La Montagne
Ligue 2. Adversaire des Brestois ce vendredi, l'entraîneur clermontois, Didier Ollé-Nicolle, est à la tête d'une équipe en reconstruction.
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Didier Ollé-Nicolle, votre entame de championnat face à Vannes n'est pas celle que vous attendiez ?
On a tout simplement manqué notre entame en se prenant les pieds dans le tapis contre Vannes. On a eu un scénario un peu catastrophe avec deux blessés dans le premier quart d'heure (Coué et Loriot), ce qui m'a obligé à effectuer mes deux premiers changements rapidement. Dans la foulée, on prend un but sur coup de pied arrêté et ce n'était plus vraiment possible d'apporter des corrections. Sur l'ensemble du match, même si on ne mérite pas de perdre car Vannes marque sur sa seule situation dangereuse, de notre côté ce n'était pas suffisant. On peut faire beaucoup mieux. En tout cas il le faudra si on veut faire un championnat correct avec beaucoup d'équipes solides à affronter. Notre 1er rencontre ressemblait plus à un match de National que de Ligue 2. Je reconnais tout de même que les Vannetais ont joué avec leurs arguments et ont réussi leur projet.
Après cette défaite à domicile, un bon résultat est impératif à Brest ?
Comme tous les matches, on se prépare pour le gagner, mais la route est encore longue. J'aurais aimé travailler dans la continuité de la saison dernière mais des garçons ont été sollicités cet été, donc on a dû reconstruire. Notre équipe est encore très jeune, 22 ans de moyenne d'âge, et pour le moment ma priorité, c'est de bâtir une vraie équipe, au sens noble du terme. Qu'elle sache bien récupérer le ballon et bien jouer au football. Maintenant après notre prestation contre Vannes, on va essayer de se refaire la cerise à Brest mais cela ne sera pas facile. Ils ont gagné leur premier match à l'extérieur. Ça va être le premier devant leur public, donc on va devoir être plus performant dans tous les domaines et surtout avoir une âme de compétiteur.
Brest vous a plutôt bien réussi l'an dernier (victoire 1-0 et nul 1-1), est-ce un plus ?
D'une saison sur l'autre, les choses changent, donc ça n'est pas un avantage. L'année dernière, on avait eu des débuts difficiles avec 2 points en trois matches et on avait gagné pour la première fois contre Brest qui avait bien débuté sa saison (7 pts sur 9 possibles, N.D.L.R.). À l'inverse chez eux, on avait tiré un nul alors qu'ils nous avaient dominés pendant toute la rencontre, sans réussir à tuer le match. Les rencontres tiennent vraiment à peu de chose.
Comment situez-vous la formation finistérienne dans ce championnat ?
C'est très dur à dire. On en est qu'au premier match donc c'est encore tôt pour se prononcer, mais incontestablement Brest est une terre de football. L'équipe a très bien fini la saison l'an dernier. Le fait d'avoir conservé la majorité de ses joueurs et d'avoir réalisé un recrutement habile, leur donne des arguments pour avancer leur projet. C'est une bonne équipe de Ligue 2.
Qu'avez-vous pensé de la prestation des Brestois à Nîmes ?
Ils ont su marquer au bon moment. Après l'équipe a su être généreuse et bien travailler ensemble pour préserver ce résultat. Je ne pense pas qu'ils aient fait un match exceptionnel et leur meilleure partie depuis le début de la préparation mais ils ont été solides et ont réussi à gagner à l'extérieur. Une belle performance.
Vous avez recruté définitivement Rachid Hamdani à l'intersaison malgré l'intérêt appuyé de Pascal Janin. Ce joueur est une pièce maîtresse de votre effectif ?
Oui. Déjà l'an dernier, il faisait partie de mes 13 ou 14 joueurs de base. On en a perdu cinq ou six cet été donc je ne voulais surtout pas perdre Rachid. Je me suis battu auprès du président pour le garder. Autant j'aurais compris qu'il retourne à Nancy pour évoluer en Ligue 1, autant ça m'aurait ennuyé qu'il aille à Brest. J'ai apprécié qu'il fasse le choix de rester chez nous, malgré des conditions bien inférieures à celles qu'on lui proposait à Brest. Pour le projet et pour notre relation, c'est très bien.
Recueilli par
Mael MOIZANT
Ouest-France