Brahim Ferradj, on imagine que vous nourrissez des regrets après la défaite concédée face au Havre...
C'est vrai que c'est une déception. C'est un peu à l'image du match face à Monaco, où nous n'avions pas su tuer le match. Contre Le Havre, on fait encore une bonne entame, mais nous n'en profitons pas. Et en deuxième mi-temps, nous payons cash nos deux erreurs en prenant deux buts. C'est rageant.
Au niveau personnel, vous devez être satisfait de ces dernières semaines, au cours desquelles vous avez été régulièrement titulaire... même si vous changez souvent de poste.
Je suis content ! C'est toujours mieux de jouer un match entier arrière latéral que de jouer 5 minutes au milieu... Que le coach me mette à droite ou à gauche, il n'y a aucun souci. À Auxerre, j'ai été aligné à pas de mal de postes, j'arrive donc à m'en sortir. J'espère que ça va continuer.
À quelle place vous sentez-vous le mieux ?
Mon vrai poste, c'est milieu défensif. C'est là où j'ai le plus de repères, et où je me sens le mieux. Mais pour le bien de l'équipe, je suis prêt à jouer n'importe où. Si le coach me demande de jouer attaquant, pourquoi pas... Mais je ne suis pas du tout sûr que ça se passera aussi bien pour moi.
Vous évoluez plus souvent comme latéral. Que devez-vous encore travailler pour être totalement à l'aise ?
Mon placement, car j'ai encore quelques difficultés sur le plan tactique. Je garde des réflexes de milieu défensif. Les efforts sont aussi différents : au poste d'arrière latéral, il faut monter, descendre, il y a beaucoup de sprints. Quand tu es milieu défensif, les efforts sont moins soutenus, mais plus longs.
Vos bonnes performances doivent vous donner envie de jouer encore plus souvent...
Je pense avoir bien travaillé pour y arriver, mais après, c'est le coach qui décide. J'ai très envie de jouer, mais si ce n'est pas tout le temps, ce n'est pas très grave. Je n'ai que 20 ans, je dois encore progresser. Mais je vais tout faire pour être de nouveau titulaire lors des prochains matches.
Vous avez été formé à Auxerre. Quels souvenirs gardez-vous de ces années ?
J'ai appris beaucoup de choses là-bas. J'ai même connu Guy Roux, avec qui ça se passait d'ailleurs plutôt bien. Mais la dernière année a été difficile, car j'ai eu beaucoup de blessures : j'ai eu deux fractures, des problèmes à la cuisse, je me suis ouvert le genou en taclant sur un tuyau d'arrosage... Je n'ai vraiment pas eu de chance. Du coup, je n'ai fait que onze matches avec l'équipe de CFA l'an passé.
Pourquoi n'avez-vous pas signé pro là-bas ?
Auxerre a hésité, et c'est finalement un autre joueur qui a signé pro. Mais le club voulait quand même me garder, mais sans contrat. J'ai donc préféré signer à Brest, et c'est tant mieux. Je suis très content d'être ici, ça se passe super bien.
Que vous inspire le parcours du Stade brestois cette saison ?
On pourrait être un peu plus haut, car on a perdu quelques points bêtement. On a un bon groupe, ça joue bien, à l'image de nos derniers matches. On a montré qu'on pouvait faire quelque chose. Mais il nous manque toujours un petit truc. On va tout faire pour corriger cela contre Bastia vendredi.
Recueilli par
Thomas GUILLAUME.