Vendée Globe 2008 - Départ le 9 novembre !
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Des manoeuvres d'entraînement sont prévues tous les jours à la caserne de Kérallan. L'activité reste stable, par rapport à d'autres périodes de l'année, mais, compte tenu des congés, l'effectif est en baisse. « On doit assurer un minimum de 36 sapeurs-pompiers de garde. Le rythme pour ceux qui travaillent en été est donc peut-être plus soutenu », explique Cédric Boussin, adjoint au chef du centre.
La journée commence à 8 h : « On se réunit. Ce moment est consacré à donner les consignes pour la journée. Ensuite, on procède quotidiennement à la vérification du matériel et de nos engins d'intervention. »
La plage horaire de 8 h 40 à 10 h est quant à elle consacrée aux sports pour entretenir sa force physique : de la musculation, du foot... « Il n'y a rien de mieux au niveau relationnel : pour se défouler, pour bien se connaître et pour travailler en équipe. »
À la caserne, en effet, l'ambiance est toujours détendue : entre les différents rangs, entre professionnels et volontaires, pompiers et personnel d'administration... « On est entre copains, on se connaît tous bien », sourit Jean-François Roger.
24 heures de garde
Mais le programme de la journée peut, bien sûr, changer. À 10 h, un appel d'urgence : une femme de 44 ans a fait une chute à son domicile. Il faut l'amener à l'hôpital. Fini le foot, il faut préparer le matériel et sauter dans le camion. Ceux qui restent se réunissent à nouveau à 10 h 20 pour distribuer les activités de la matinée. « Certains vont faire des manoeuvres d'entraînement dans la cour. D'autres vont suivre des cours », explique Philippe Merien, le chef de garde.
Formation quotidienne
En fait, le site de Brest abrite le service départemental de formation. Des cours sont donnés chaque jour sur différents sujets. Par exemple, comment gérer les fuites et les explosions de gaz.
Il peut y avoir aussi des manoeuvres d'entraînement à l'extérieur. L'équipe de plongeurs du groupe d'intervention au milieu périlleux (Grimp) part s'entraîner en rade de Brest. « Nos interventions en mer se passent dans la rade : des vedettes en panne de moteur, des véliplanchistes en difficultés... On a besoin des plongeurs. Il faut qu'ils s'entraînent sur place », explique Philippe Merien.
Le centre formateur départemental du Grimp est aussi basé à Kerallan. En plus, 40 des 70 spécialistes du Finistère travaillent à Brest.
À 14 h, après un repas commun, deuxième réunion pour organiser l'après-midi. De 14h à 16 h, une manoeuvre d'alimentation de deux véhicules d'incendie est prévue. Avec un de ces camions, de 3 000 litres de capacité, on a entre 10 et 12 minutes d'autonomie. Quand cette réserve est épuisée, dans les cas où il n'y a pas de bouche d'incendie à proximité, les pompiers doivent tirer l'eau d'un étang ou d'un puits. « On s'entraîne pour mettre en place tout le dispositif d'alimentation d'eau le plus rapidement possible. »
Ils commencent à neuf personnes. À peine une heure après, la manoeuvre doit être abandonnée. Les deux pompiers qui restent sont finalement, eux aussi, obligés de partir. « Il y a eu un petit feu. C'est le quotidien ! »
18 h, les activités sont finies. C'est l'heure de prendre du repos (si c'est possible). En tout cas, après ces 24 heures de travail, ils pourront faire un break de 72 heures avant de reprendre une nouvelle garde.
Clara LEAL ESTEVE.