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Autour du blues
Du groupe des élus de l'union de la droite et du centre. « Tant sur la forme que sur le fond, le transfert des allogreffes à Rennes est choquant.
« L'arbitrage était visiblement déjà arrêté avant la venue de la délégation au ministère de la Santé le 14 mai. Cette méthode reflète malheureusement un mépris certain pour les élus, tous bords politiques confondus, ainsi que pour les citoyens qu'ils représentent !
« Sur le fond, la décision prise est injuste. Elle l'a été sans tenir compte des compétences des services du CHU brestois, mais surtout en ignorant l'intérêt des enfants. L'audit demandé par la délégation a été balayé d'un revers de la main. Or, lui seul aurait éventuellement permis de justifier une telle décision !
« Une nouvelle fois, le politique s'est laissé - volontairement ou pas - enfermer et dominer par la technostructure. La population de l'ouest Bretagne ne peut que, légitimement, se sentir flouée et continuer, autour de ses représentants unis, à se mobiliser pour obtenir le retrait de ce transfert. »
D'Anne-Marie Kervern, UDB, adjointe au maire. « C'est sans surprise que nous apprenons la décision de la ministre de la Santé de transférer de Brest à Rennes le service des allogreffes pédiatriques.
« Les élus, qui avaient encore quelque confiance dans la capacité de ce gouvernement à prendre une décision équitable dans l'intérêt des familles éprouvées par la maladie, doivent-ils seulement en prendre acte et s'avouer déçus ?
« Cette décision est scandaleuse dans la procédure puisque prise sans audit et en présence d'un « expert » à la fois juge et partie. Elle est scandaleuse aussi sur le plan démocratique puisqu'elle fait fi du vote favorable au maintien des allogreffes à Brest du Comité régional de l'organisation sanitaire.
« Elle est scandaleuse également dans l'abandon manifeste de toute volonté d'aménagement du territoire, à la hauteur de nos besoins et de notre ambition pour la Bretagne occidentale.
« Si la Région, qui a le souci d'un développement équilibré de la Bretagne, avait un pouvoir d'intervention dans l'organisation de la carte sanitaire, il est évident que nous ne serions pas dans cette situation absurde : deux services d'allogreffes et de neurochirurgie pédiatriques à Rennes et Nantes, distantes l'une de l'autre d'à peine 100 km, délaissant près de deux millions de personnes à la pointe de Bretagne. »
De Pierre Fourel (UDB). « Le non de la ministre de la Santé à propos des allogreffes brestoises provoque notre colère. Il est temps que les Bretons comprennent qu'ils doivent s'affranchir de Paris. [...].
« Les allogreffes ne sont qu'un exemple. Demain, c'est toute la Bretagne qui sera menacée. Une seule solution pour la Bretagne : un vrai pouvoir régional, démocratique, avec un vrai budget. »
Du groupe d'élus « les Indépendants brestois ». « Nous ne pouvons accepter la décision technocratique qui vient de tomber. Madame Bachelot refuse le maintien à Brest du service d'allogreffes pédiatriques. Le voeu présenté lors du dernier conseil communautaire et voté à l'unanimité par tous les conseillers, toutes tendances politiques confondues, n'a pas été entendu.
« Dans une lettre adressée au président de la République et signée déjà par de nombreux Brestois, nous refusons que, par mesure d'économie, soit supprimé le service d'allogreffes et de neurochirurgie pédiatriques du centre hospitalier universitaire de Brest. Suppression d'autant plus inadmissible qu'elle concerne un service dédié à l'enfance.
« Nous demandons, comme les responsables de l'hôpital de Brest, qu'un audit soit effectué afin de confirmer la qualité de ce service reconnu comme l'un des meilleurs d'Europe, et donc la pertinence de son maintien à Brest. »