Yoann, avec quelques jours de recul, comment analysez-vous le nul ramené de Libourne (0-0) ?
Je pense qu'il y avait de la place pour prendre les trois points. Sur ce match, je n'ai pas trouvé nos adversaires bons. Mais vu notre situation du moment, l'important était surtout de ne pas perdre. On est allé là-bas pour en ramener quelque chose, et on l'a fait.
Le fait de ne pas avoir encaissé de but, ce que vous n'aviez pas connu depuis un bon moment, a aussi dû être ressenti comme un soulagement ?
Oui, ça faisait longtemps que ça ne nous était pas arrivé... Depuis novembre, d'après ce que m'a dit Ludo Jeannel (le 9 novembre, 1-0 face à Reims). C'est effectivement un aspect très positif de ce match. Maintenant, ça serait vraiment bien de bonifier le point pris à Libourne en battant Grenoble.
Cela commence même à devenir urgent, car Brest ne s'est plus imposé en championnat depuis deux mois et demi (2-1 face à Châteauroux, le 7 décembre)...
On a eu moins de réussite depuis le mois de janvier. Il va aussi falloir gommer les petites erreurs que l'on commet, et provoquer enfin ce petit brin de chance qui fera basculer le match de notre côté.
« 40 points le plus vite possible »
À la trêve, on se disait que Brest allait pouvoir connaître une seconde partie de saison plutôt sereine. Mais cette mauvaise série vous oblige à présent à regarder encore derrière vous. Cela n'est-il pas un peu frustrant ?
On est quand même un peu mieux que l'année dernière. Mais c'est vrai qu'il va falloir prendre rapidement des points pour se mettre à l'abri. Plus vite on sera sauvé, mieux ça sera. Je n'ai aucune envie de revivre la saison dernière. Il faut que l'on prenne conscience de ça et que l'on atteigne les 40 points le plus vite possible (A 14 journées de la fin du championnat, Brest compte aujourd'hui 28 points).
Pour pouvoir, enfin, jouer l'esprit libéré...
Oui... Mais pour cela, il va falloir bien négocier les matches importants qui nous attendent à la maison, comme Dijon (le 7 mars) et Niort (le 21 mars). Mais avant, il y a Grenoble.
Une équipe qui vous avait battus en septembre (3-1). Quel souvenir avez-vous gardé de ce match aller ?
On avait réussi une bonne première mi-temps là-bas. On avait bien joué et on s'était créé quelques petites opportunités. Eux, ils avaient été moyens dans le jeu, mais ils avaient été très réalistes. Il faudra à nouveau se méfier vendredi, parce qu'ils ont des joueurs de talent devant, que ça soit Akrour ou Dja Djédjé.
D'autant que les Grenoblois n'ont pas encore renoncé à leurs ambitions de montée en Ligue 1...
C'est une bonne équipe, c'est sûr. Mais on est chez nous et on doit se faire respecter, en gagnant les duels et en étant efficace. Les dernières semaines ont été difficiles, avec les venues du Havre (0-2), de Clermont (1-1) et de Nantes (1-2). Mais maintenant, il ne faut plus douter, se remettre dedans et, je le répète, se faire respecter à domicile.
Recueilli par
Yannick LE COQUIL.