Festival du Bout du Monde
Le Tour de France à Brest
Vos plus belles photos de Brest et ses environs !
Webcam
Co-voiturage





Festival Astropolis à Brest
La tension était aussi dans les échanges parfois très vifs suscités par les interventions de Me Appéré, défenseur de l'accusé. Il a plaidé l'acquittement rappelant aux jurés qu'il faut « une certitude pour condamner ». Certitude inexistante dans une affaire de « parole contre parole ».
Faisant appel aux « principes fondamentaux de la République », fustigeant « la religion des aveux », revenant encore et encore à la charge contre les experts et l'avocat général, l'avocat a pointé « les contradictions majeures » de la victime. Il a développé la théorie d'une jeune femme qui porte plainte pour venger sa mère a posteriori, d'une jeune maman « surprotectrice » pour sa fillette qu'elle verrait déjà victime de son arrière-grand-père.
« La reprise du flambeau pour se venger est une idée saugrenue », avait objecté auparavant Me Kerbérénnès, l'avocate d'Élodie. « Replacez-vous dans le contexte de l'époque », a-t-elle demandé à la cour et aux jurés. Soit en 1988. Quand Élodie n'avait que 7 ou 8 ans, « petite fille en souffrance ». Et son agresseur 57 ou 58 ans, « un pervers pédophile, pas le gentil grand-père bricoleur qui rendait service à tout le monde ».
L'avocat général, Mme Mariaux avait, elle, déploré « la virulence de la défense » avant de requérir dix ans de réclusion criminelle contre C., l'homme à « double facette », « père incestueux, grand-père incestueux », un pervers à la « dangerosité avéré ».